samedi 22 novembre 2008

Châtaignier et moquette

A l'heure qu'il est, la colline,
les arbres sont peut-être bien différents depuis le 30 octobre dernier.
Le châtaignier déployait encore quelques feuilles vertes et d'autres plus rousses.


Mes bottes en caoutchouc me manquent atrocement.
Je ne savais pas qu'un coin de nature pouvait devenir aussi prégnant.Je voudrais être là.
Avec un bonnet sur les oreilles.
Profiter des éclaircies pour ramasser du bois mort, derrière la maison.

Du jardinage sous le manteau neigeux, je me souviens de la sensation de trouver la terre chaude, juste humide, moelleuse et les morsures des paillettes glacées que je repoussais juste ce qu'il fallait pour planter mes trouvailles zardinières.
Pour que l'Oranger du Mexique (encore si petit) ne s'ennuie pas trop,
deux touffes d'un couvre-sol .
Paraît-il que cela forme en une année, une véritable moquette végétale.
Un tapis ne craignant ni sécheresse, ni piétinement, qui trace sans avoir besoin de grand-chose.
Certains remplacent le gazon par ce genre de couvre-sol.



Deux pieds de moquette végétale
Oranger du Mexique, 30 octobre 2008

Cette petite touffe insignifiante a donc un nom latin, "lippia nodiflora" et un autre -pourquoi???- aussi impossible à retenir: "phyla canescens".
C'est bizarre deux noms savants pour une même plante.


Rendez-vous dans un an.


(Chers lectrices, lecteurs-zou-bloggeurs, il m'arrive une panne de neurones informatiques,
je ne sais plus faire de liens, glou, glou.
Alors voilà, je colle les infos comme je peux:
http://www.leclosdarmoise.com/
lippia-nodiflora-phyla-canescens-p-310.html

C'est juste pour avoir une idée de la plante-moquette-en fleur,
j'ai pas d'action chez eux.
Pas d'action tout court d'ailleurs
.)

Nota Bene:
un autre lien, hum, toujours aussi raté, par ici, sur ce lippia dans un article sur les plantes envahissantes:
http://www.ame-lr.org/publications/espaces/
plantesenvahissantes/
pdf/plantesenvahissantes.pdf

Dimanche:
je désespère...
Il y a un esprit malfaisant dans l'ordi?
Impossible de faire un vulgaire copier-coller de liens.
Une fois collé, c'est plus actif.
Je ne comprends pas. Bouh.

samedi 15 novembre 2008

Clochettes d'Irlande(2)



Clochettes d'Irlande, élues meilleur espoir 2007
J'en parlais en février.

Au printemps mis des graines et oublié et retrouvé.

En 2008, toujours aussi tordues...
Faudra que je pense au concept du tuteur?
Leur vert me plaît toujours autant.
Les petites nervures.
Abritées dans leur étrange cornet encore quelques minuscules fleurs très discrètes.

mercredi 12 novembre 2008

Allium

L'allium giganteum est extrêment perché:
il peut atteindre 1m50, voire plus.
Mais ce que je préfère ce sont ses ombelles sphériques qui se tiennent là-haut.
Il fleurit à la fin du printemps.
Ses fleurs varient du pourpre au violet.
(Comme de la ciboulette, un peu, mais en format extra large).
Fin octobre, lors de mon jardinage sous flocons, j'ai posé 5 bulbes .
Pour me rappeler où, j'ai tout noté sur un joli carnet.
Entre armoise et iris, entre laurier rose et iris, près de la sauge.
Je ne suis pas sûre d'aimer ses larges feuilles rubannées.
Les ombelles, 100%, oui.
On en voit, on en trouve ici ou là:
(A part l'étiquette du sachet, pas encore de photo du zardin, alors en voici vues sur le net)

http://static.jardipedia.com/photos/alliumgiganteum/alliumgiganteum_3.jpg

Et comme le principe de ces ombelles perchées m'a titillé quelque peu,
-Il en existe toutes sortes, aux formats plus modestes mais suscitant tout autant mon engouement....des blancs, tiens pour mon carré blanc?-, j'ai poursuivi avec:

10 Alliums "Purple Sensation"

30 octobre
Plantation de bulbes d'Alliums

derrière le rosier Baron


mercredi 5 novembre 2008

Tourte Obama


Un billet sans jardin.
Se réveiller de très bonne humeur, sortir du frigo des épinards, du chèvre absolument coulant -sentant un peu fort-, des oeufs, de la ricotta, un petit reste de fromage blanc,
faire presto une pâte (brisée, au pif, avec de l'origan)
Mettre tous les ingrédients précités dessus et hop à mi-cuisson inscrire sa joie à l'aide de sésame et une cuillerée de curry.
Laisser dorer encore.
Voilà la tourte pour ce soir.
Maintenant je vais vider des bassines suites aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur Marseille.
La toiture fuit.
L'atelier de B. est en dessous.
Ce soir un bon petit verre et croquerai dans les graines de sésame.

dimanche 2 novembre 2008

Jardin blanc

Bulbilles de perce-neige au pied du seringat

Moi je voulais un coin blanc.
Le choix des plantes m'a pris un certain temps.
(Et ce n'est pas fini du tout, l'impression de ne faire qu'entrevoir l'étendue des infinies possibilités....Problème d'une indécise chronique.)

Et puis au printemps, des doutes ont sérieusement entamé le bien-fondé de cette entreprise esthétique : coquelicots spontanés atterris là et si jolis...
Outre des surprises de graines de cosmos (pas du tout blancs), mais roses.
Depuis les graines roses ont dû tomber un peu partout et au printemps prochain,
plein de bébés cosmos ...Comment savoir si les plantules seront blanches ou roses?
Devrais-je tout arracher? Voici comment un projet tout bête tombe à l'eau en deux deux.

Cet été, certes quelques feuillages bien portants mais point d'éclatante blancheur.
Alors ce jeudi de fin octobre, en matinée,-plop- d'un coup, un coin blanc:
inattendu et laissant le jardin étrangement unifié.
Un calme splendide.


Des plantes nouvelles ont trouvé leur place, je poursuis -modestement- l'idée du jardin blanc:
perce-neige au pied du seringat.
Les perce-neiges roses ça n'existent pas.
Enfin, on ne m'a pas encore prévenue de mutation possible.
Les bulbilles devraient se naturaliser ça j'adore!
En place dans "mon carré blanc" -je continue de le nommer ainsi , hum, c'est un projet "longue distance"!-des vivaces comme le Lupin, l'Agapanthe, le Coeur de Marie ont l'air bien installées, reste à observer leur développement ce dont je n'ai aucune idée.

Et le pourpre alors?
Un peu partout ailleurs:
des alliums derrière un rosier, vers des armoises et une sauge.
Aussi entre deux iris fraichement enfouis et un bébé laurier rose.


Alliums "Purple Sensation"

dimanche 26 octobre 2008

Voyage botanique

"Gentiane acaule", G.D. Ehret, vers 1760

Même au coeur de temples du commerce où les biens s'accumulent outrageusement et sans élégance, il existe des moments de grâce comme la découverte de ce "voyage botanique", un livre aux planches merveilleuses.
Ainsi j'ai visité la collection du Muséum d'Histoire Naturelle de Londres, les plus belles illustrations botaniques, de celles qui vous donnent envie de mieux regarder encore la moindre plante, le moindre fruit, la plus simple feuille.
Un pur plaisir.
En plus avec des histoires extraordinaires de botanistes explorateurs, j'adore.
Si vous le croisez n'hésitez pas à le feuilleter.

"Le voyage botanique",
Sandra Knapp, Edition Mengès

Une autre planche avec "gentiane acaule"

dimanche 28 septembre 2008

Chêne au potiron et autres essais

Je l'ai laissé mon joli potiron, grimpant dans un chêne.
Fin août, il était trop petit pour le ramasser.
J'ai eu l'audace de commencer un mini coin potager.
Les essais de semis de salade étaient encourageants, chaque soir un petit peu à boire pour cette verdure que j'imaginais déjà dans nos assiettes.
Des barrières de coquilles d'oeufs sensées repousser les appétits goulus de limaçons et autres gastéopodes n'ont pas suffi: un matin, plus rien, razibus, terminus.
Pour cette saison, j'ai arrêté net la culture.
Mais le potiron lui a fait des fleurs jaunes, des vrilles tourbillonnantes et des grosses feuilles.
J'ai bien aimé le regarder pousser.
C'est déjà ça.
(Juste le regret que ça ne soit pas du pâtisson. Ce que je croyais avoir planté comme graines.)
Le coin potager vers le 14 juillet

D'autres tentatives non potagères m'ont heureusement surprises:
Des branches de lauriers roses, ramassées en ville, après un séjour de trois semaines dans un verre d'eau montraient force radicelles .
Mises d'abord en pot et gardées à mi-ombre pour les préserver des ardeurs du grand soleil.
A la fin du séjour au zardin hop, le grand saut, en pleine terre.
Voilà deux de ces boutures qui se retrouvent sur la deuxième terrasse, en compagnie des pivoines et de la rhubarbe.
Seul hic: je ne sais plus la couleur de ces lauriers roses.
Il y en avait deux sortes: des blancs et des rose-rouges.

Bouture de laurier rose

Qui se souvient des graines noires, brillantes et dodues d'Angelino?


Oui, un petit pourcentage de réussite dans mes semis, ça arrive, une vrai fête pour la zardinière:
(Réconfortant comme la première fois qu'on arrive à nager sans poser les pieds toutes les deux minutes dans la piscine, ou que l'on enlève les roulettes du vélo et que l'on tient quatre coups de pédale.Yes!)
Les graines d'hémérocalles ont donné des feuilles toutes vertes, après il paraît que ça devient de grosses touffes, des fleurs comme des lys, -renouvelés plus souvent- et:
c'est increvable, la vivace rustique de chez rustique.
(Une fois cependant qu'elle a dépassé le stade de se faire boulotter par les limaces quand elle est tout' jeune, tout' tendre aussi attrayante que mes salades.)

Quant aux fleurs à venir, (la première année, rien... , fô atteeeendre), ben, je ne sais plus si cette espèce dénommée "Indian Giver" sera violette, noire ou pourpre ou ???.


Hémérocalle , couleur mystère, placée près d'une pivoine,
rose ou rouge,
ça non plus je ne sais pas encore,
les boutons se sont ouverts quand je n'étais pas là.
Pour les associations de couleur, on en discutera donc plus tard.

Normalement,enfin le plus souvent, les hémérocalles sont de couleur orange ou jaune.
A part quelques exceptions, (les capucines, le rosier lutéa) pour le moment, pas envie du tout de fleurs dans ces couleurs.
Donc si jamais ça me refait le coup du pâtisson-qui-se-transforme-en-potiron, alors là, aah, j'arrache.

Sinon, le figuier préparait cette fin d'été de bien jolies figues.
Normal me direz-vous.
C'est trop ballot, elles n'étaient pas mûres quand il a fallu quitter le zardin.
J'avais bien envie de rester pour les goûter dans des recettes fort alléchantes
comme celle-ci:
"Salade de foies de volaille et figues sur lit de pousses d'épinard."
Lu dans "Saveur" un magazine culinaire que je feuillette le samedi pour avoir envie d'aller faire quelques courses.
(Fallait faire revenir le foie de volaille et les petits bouts de figues, à la fin, et déglacer au vinaigre balsamique, enfin, j'dis ça comme ça , de mémoire, parce que de toute façon, j'en ai pas des figues.)


Vous les voyez?
Ce que je ne sais pas encore
c'est si elles sont devenues violettes à maturité.

Ce figuier vendu sous l'appellation "Dauphine", normalement, les fruits devraient se colorer et avoir une chair rose foncée.
Bon, il faut que je me renseigne, ou si quelqu'un a la même espèce, qu'on me dise si c'est pas un peu bizarre, ces figues si vertes fin août?
Avec le coup du pâtisson*, hum, je ne suis plus sûre du tout d'obtenir des figues violettes.
Bon, on a d'ces questions.
Pas existentielles mais ça gratouille.



*le pâtisson, c'est blanc, un peu aplati, un très bon
goût entre la noisette et l'artichaut.