dimanche 21 mai 2017

Les dernières arrivées: glycine soyeuse venusta et glycine du japon honbeni



Hommage à la jardinière Vita Sackville-West.
La folie des plantes grimpantes, je ne sais pas ce que ça cache....Cette année je suis un peu obsédée par les lianes, rosiers fous, glycines et bien d'autres...
Fascination pour tout ce qui quitte le sol?
Escalader vers les nuages, à vrai dire, me parait définitivement séduisant.
Décollons donc avec des glycines.
La "Wisteria Venusta" est magique à mon goût, avec des fleurs blanches dodues, trapues, et en cela changeant de celles, plus traditionnelles violet parme des glycines de Chine.
(Qui me régalent tout autant malgré leur côté plus classique....)
Je crois que la sonorité de son nom m'a également toujours laisser entrevoir quelque chose de doux,un peu précieux:


"Wisteria Venusta" ou "Glycine soyeuse".
Au tout début du jardin, je visitais dans les livres toutes sortes de territoires, je rêvais de tout, je voulais tout.
Maintenant moins, je me recentre sur mes coups de foudre.
J'ai craqué pour la glycine blanche (repérée depuis 2006 au moins, pffff, je suis vraiment diesel, j'attends parfois 10 ans avant de passer à l'action, on peut dire que ça laisse le temps de maturer), je me rappelle d'un grand livre emprunté à la bibliothèque qui parlait d'un très célèbre jardin d'une grande passionnée d'outre-manche, Vita Sackville-West.
C'était du temps où je me préoccupais de comment créer un jardin blanc.
Sur un mur s'étalait voluptueusement cette glycine soyeuse. Paf, éblouie.
Voici une photo de ce jardin anglais, à Sissinghurst, dans le Kent :


Un plant en pot de 4l, d'une hauteur d'un mètre, formant déjà des grappes de boutons charnus est apparu début mai au jardin.
J'étais déjà très satisfaite de ce premier pas.

Mais voilà il y a eu une fête des plantes et un tour chez un pépiniériste.
Avec un ami qui a rempli son coffre de plants de tomates, les pieds bien plus sur terre, quoi.Pendant qu'il choisissait ses variétés, j'ai eu le temps de flâner.
Bing.
Devant moi une glycine du Japon, nommée Honbeni, à la floraison aux grandes grappes légères,roses et filiformes, (enfin sur la photo de l'étiquette) m'a absorbée, je l'ai senti absolument prête à accompagner les printemps du jardin.



La "Honbeni" trempant dans une bassine avant sa plantation.


Et mise en terre entre deux chênes pour qu'elle y grimpe, on verra comment....

Et de deux en moins de 15 jours, ça fait pas un peu rapproché?

mercredi 10 mai 2017

Rosiers Paul's Himalayan Musk et New Dawn


Ce mois de mai, deux rosiers grimpants ont été plantés avec le maximum de soins au zardin.
J'ai longtemps hésité devant le choix de rosiers lianes et autres grimpants.
Un géant, Paul's Himalayan Musk a été installé pas loin d'un mur et à l'aplomb d'un grand chêne.
J'imagine qu'il va falloir au moins trois printemps pour que celui ci se développe et montre son exubérance.Il peut monter envahir arbres et murs, escalader jusqu'à 10 mètres, oooh, dingue,..
L'ai reçu en racines nues, donc il n'en est pas là.
C'est parti.
Un autre, moins volumineux, "New Dawn" choisi parce qu'il fleurit de juin à octobre et qu'il est résistant. Arrivé en pot de 3 litres, un peu d'avance quoi.
Pourvu que les chevreuils ne dévorent pas les petits boutons déjà là....

Rosier "New Dawn"

Les débuts sont toujours modestes, je ne suis pas très experte dans le domaine des rosiers.
Des ratés il y en a eu, mais là je me relance.

dimanche 4 septembre 2016


Avant que tout ne s'échappe?
Impossible....

Paysage parcouru à pied:


On a le temps de bien s'en imprégner.Il fait chaud, on rencontre des brebis, ça sent bon le foin.
N'allez pas croire que je randonne à tout va, seulement en bonne compagnie et à dose homéopathique.
Mon amour pour la colline ne cesse de croître.
Je ne cherche pas à aller voir ailleurs, ici c'est un lieu de gräce, de fantaisie et d'absolue liberté.

Le zardin avec mon attitude d'amatrice irréductible se façonne lentement.
Toujours rien de grandiose, pas de collection, pas d'aménagements intempestifs, juste admirer les végétaux qui y sont déjà et les "entretenir".
Zéro tondeuse, arrosage manuel le soir de temps en temps quand vraiment les feuilles de l'hortensia piquent du nez,...
Découvrir que vraiment le projet de jardin blanc, pff, ... je m'en fiche, et regretter de n'avoir pas choisi des agapanthes bleues plutôt que blanches.
Bon, il y a de la place ailleurs j'en accueillerai des bleues.
Un tour en Bretagne où il y en avait à profusion sur les rond-point, le bord de mer m'a convaincu.

Agapanthes bretonnes, août 2016
J'étais un peu jalouse de cette exubérance.


Mes quatre spécimens blancs sont vraiment discrets et ont la particularité de se courber et non de se tenir bien droits.Rien de grave, déjà, elles refleurissent chaque année.
Merci.

Les buis donnent une touche de jardin dessiné.
Hum.



dimanche 24 mai 2015

Aaah, la colline printanière, la zardinière ailleurs, très ailleurs.


Rosier Baron Girod de l'Ain


 Boutons de pivoines à venir.

Encore loin de la colline, (on ne peut pas être partout, je m'y résouds...),
rien ne me fait autant plaisir que de recevoir des nouvelles "imagées" du jardin qui se porte très bien à l'état sauvage.
D'accord il y a de l'herbe haute, il faudra y passer du temps pour redimensionner quelques exubérances et y redessiner les circulations élémentaires, mais ça ne me soucie pas du tout.
J'ai été épargnée d'un tempérament maniaque. Le désordre du jardin m'apparaît mais ne me semble en rien insurmontable.
La zardinière peut voyager, les massifs ne disparaissent pas, les vivaces se portent rudement bien.
Finalement le rosier Baron Girod de l'Ain se met à fleurir sans rechigner et les boutons de pivoines promettent des merveilles pour dans quelques temps.

Ah, j'aimerais y être cependant.
Le mois de mai, je ne change pas d'avis, ça reste mon favori.
Je reconnais cette rivière de petite fleurs blanches qui s'épand sans jamais sembler vouloir s'arrêter et escalade hardiment toute terre un tant soit peu vacante.J'en avais pris trois brins sur un talus d'un bord de jardin en me promenant il y a deux ans. La multiplication galopante de cette petite me fait rire.Elle assure sa fonction de remplissage entre les trous au-delà de toute espérance dans ce qui devait être le "jardin blanc".
Il n'y aura bientôt plus qu'elle, elle a soigneusement encerclé les buis.

La rivière qui déborde

En avril, j'ai été éblouie  par la découverte des jardins au Japon, à en avoir le souffle coupé.
J'attendais ce voyage depuis longtemps.
Plus de vingt ans.
Disons que cette année, je me suis dit "ça suffit d'imaginer", allons-y.
J'avais peur d'être déçue, de ne pas trouver cela "si" splendide.
D'avoir vu trop d'images avant.
De ne pas être touchée.
J'en suis encore ébahie.
Résultat j'ai plané pendant 15 jours après mon retour.
Et ce n'est pas fini, cela infuse.

J'en reparlerai dans un autre billet.

Là, tout de suite, alors que je dégouline dans un autre pays asiatique, sous 40 °, sans grâce jardinière particulière, hum, j'ai juste envie de courir voir les pivoines de mon jardin.
Et de respirer l'odeur des arbres. Des arbres bien exotiques pour ici,
chênes, châtaigniers, noisetiers, pruniers...
De marcher dans l'herbe mouillée du matin.

Petit figuier planté au début, 
qui me dépasse maintenant.



Merci à C. de  m'envoyer ses photos.

mercredi 26 novembre 2014

Ailleurs

Voulant voir de l'autre côté de la terre, me voici en Asie.
Je ne reconnais pas toujours les végétaux.
J'apprends.
Manguiers et bananiers, frangipaniers, jasmins, hibiscus exubérants, palmiers sculptent différemment l'horizon.
Les bougainvillers battent des records.

Les orchidées poussent dans de simples noix de coco, accrochées à des cintres remaniés pour faire office de suspensions.


mercredi 12 juin 2013

Paparazzi des collines ou le temps des pivoines



Cette année, le printemps a tardé.



J'ai bien vu en mai des boutons de pivoines mais je savais que je ne pourrai assister à leur floraison.
Dans la grosse ville, trop éloignée à mon goût du zardin, tournait dans ma tête:
cette frustration de-ne-pas-voir.
J'ai commandité alors un reportage spécial:
"Aller voir comment ça fleurit".





 Pivoine "Do tell"
Heureusement qu'il y a des reporters sans frontière prêts à me donner des nouvelles,
 je revis, aaah,
c'est trop beau même à distance.

 

Je me jure, un jour..., d'avoir une vie adaptée aux pivoines.
A leur contemplation au bon moment.
C'est très sérieux comme plan de carrière.

Comme il a bien plu: le jardin 2013, resplendit.
Franchement.


Pavot d'orient en bouton et puis miam!

Tout le monde s'est plaint du mauvais temps qui n'en finissait pas. Moi la première.
Bah, les pivoines ont, certes, été un peu lentes à s'ouvrir, mais ça valait la peine.



 

Je ne regarde pas que celles-ci,
 à vrai dire tout  me happe.

La floraison du rosier "Baron Girod de L'Ain".
Enfin moi, je le verrai défleuri en juillet, mais je sais qu'il aura été là, resplendissant en juin.
Ouf, 5 ans à pousser.
Humm. Des tiges avec feuilles, des minis boutons l'an dernier, mais rien vu jusqu'à présent.
Alors sans l'oeil de "paparazzi des collines" j'aurai encore tout raté.

 

Toujours y croire, la règle de base.
Un jour, quand même ça veut bien ressembler à un rosier.
Il faut dire que je mets en terre et après... c'est à la dure.Pas d'engrais, juste, je désherbe autour et j'arrose quand je suis là.


Par chez moi, l'attitude slow garden est de mise.



Santoline



Voilà: je suis comblée ma rétine se rassasie de ces images.
Merci à C. qui est descendue au jardin voir de plus près.

dimanche 26 mai 2013

Respirer


Le parfum de la  glycine qui pour la première année se pavanait  embaumait suavement tout le coin.
Mise en terre en 2006 ou 2007, je ne sais plus très bien, elle a pris son temps.
J'ai coupé les pousses latérales chaque saison pour la former en arbre.
J'avais l'atroce sensation de la couper dans son élan.
Et pas de signe de boutons floraux jusqu'à l'an dernier, mais si minime, que s'en était un brin désespérant.
Et paf, en 2013 elle s'y met.
Cela me semble tout simplement fantastique.


Je vais lui proposer un tuteur en chataignier ou un fer à béton car là, il va falloir lui donner un appui correct et maintenant jouer à la maintenir avec cette allure arbustive.