mercredi 31 janvier 2018

Lotus, 5 choses à savoir avant de se lancer


Je n'ai pas fini d'en apprendre avec cette plante.
Oups, ça peut ressembler à une idée fixe.
Le lotus qui m'intéresse est le lotus sacré des Indes.
Nelumbo nucifera.

A mon avis, les lotus sont ici cultivés dans un bac immergé dans le bassin.
Jardin des Paradis, Cordes sur ciel, Tarn.

La bonne nouvelle:
Sous nos latitudes, le lotus résistera à l'hiver si le rhizome est immergé à 50 cm de profondeur.
(La profondeur minimale apparemment, à vérifier selon les régions, ou faire confirmer par des jardiniers avertis?)
  1. Il n'est pas si compliqué à vivre.
  2. Le rhizome doit être manipulé avec grand soin, il est aussi cassant que du verre.
  3. Il a besoin de temps pour s'installer, il ne fleurit pas forcément la première année.
  4. Il aime la nourriture riche. Sinon il aura du mal à fleurir et offrira surtout des feuilles.
  5. Soleil et chaleur lui sont utiles pour s'épanouir, et des eaux calmes.

Autant se renseigner sur les multiples variétés, de nombreux cultivars existent, au Japon, plus de 80 !:
aux fleurs simples, semi-doubles ou doubles, moi j'ai tendance à les trouver toutes très belles.
Les couleurs vont du blanc pur au rouge magenta, en passant par toutes sortes de roses plus ou moins soutenu.
En été, les floraisons s'étaleront de juin à septembre.

Enfin s'il se plait, le rhizome va se développer et aura besoin de place plus ou moins conséquente.
Il existe des lotus nains qui se contenteront d'une bassine en zinc,
(génial si l'on ne possède qu'un petit balcon ou une courette en ville),
des lotus à développement moyen ( prévoir un contenant de plus de 150 litres ou un vrai bassin, certaines feuilles peuvent atteindre un diamètre de plus de 60 centimètres.)
et enfin d'autres à grand développement, voire très, très grand.
Ne pas lésiner sur leur espace vital, 3 hectares - en cas d'étang comme celui de Fontmerle à Mougins, une véritable forêt flottante...-.

Mais... bon, je n'en suis pas là, il reste un brin de temps pour m'organiser, pas encore de signe de germination de mes graines qui font trempette dans leur bocal.
Elles ont doublé de volume, j'attends.




dimanche 28 janvier 2018

Lotus, on fait comment? (2)



 une graine de lotus en dessous de chaque petit trou, 
ça en fait des fleurs à venir...

Cultiver des lotus, même si on n'a pas encore de bassin, ça donne trop envie.
Première tentative:

graines de lotus, germination, étape 1

Avec des graines ramenées d'Asie, posées là, depuis deux ans sur une étagère.
Parce que c'est ultra beau à regarder même sans vouloir en faire pousser.

Pour avoir une fleur de lotus -avant même un bassin-, on peut donc commencer par faire germer une graine. Ou plusieurs, afin d'augmenter ses chances de réussite.
Il faudra d'abord limer très légèrement la graine, plus exactement son enveloppe très dure qui la protège, le tégument.
Et puis mettre les graines dans un verre d'eau, à la lumière, près d'une source de chaleur.
Après et j'en suis là, attendre...
Je lis qu'il faut changer l'eau tous les jours.
Que la germination et le développement peuvent être longs.
Quand il y aura deux feuilles, et une tige d'une vingtaine de centimètres, il est préconisé de mettre cette jeune plante, très délicatement dans un autre petit contenant préparé avec un mélange de terre argileuse, de terre aquatique et bigre, de poudre d'os. Et de rajouter  bien sûr un peu d'eau.


Je lis aussi et c'est tant mieux, des récits de jardiniers qui délivrent des façons un petit peu différentes pour procéder.
Prendre directement un seau de 10L, (un par graine),  le tapisser d'un sac plastique (ça me dérange un peu le coup du sac plastique, je préfèrerais trouver un contenant biodégradable et transportable, ça serait l'idée...) y mettre du fumier décomposé et de la terre argileuse, déposer la graine préalablement grattée sur du papier de verre et trempée une nuit, et hop, lumière et pas de stress thermique, attendre, il semblerait que cela fonctionne bien.
L'intérêt de cette seconde méthode c'est la transplantation sans heurt vers le bac définitif de culture du lotus.
Ce témoignage de germination de graines de lotus  est surtout très encourageant:
un pourcentage top de réussite.
(Le jardinier désacralise la chose simplement,
relire donc plusieurs fois son expérience (relatée, sans ponctuation ni souci de norme orthographique), ben, ça fait du bien, ça rassure celle-qui-veut-des-lotus.)

Pour en revenir à ce qui se passe dans mon intérieur, côté cuisine, le seul rebord de fenêtre un tant soit peu disponible, ne permet plus d'y installer un seau de 10 litres.
J'ai opté pour un bocal en verre transparent, et je le scrute chaque jour.
Je promets de transmettre le plus petit signe de quelque chose de vert.

Pour me lancer, j'ai visionné un tuto, court et éclairant, what else?
J'adore le début avec les photos au fil des jours .

dimanche 21 janvier 2018

Lotus, comment s'y prendre? (1)



Après ma visite cet été au jardin des Paradis, les plantes aquatiques m'ont paru indispensables.
La prêle, les nénuphars et surtout les lotus.
Evidemment.
La rondeur des feuilles incurvées, leur hyper hydrophobie qui fait rouler si subtilement une goutte d'eau, la fleur sublime, le fruit en forme de pomme d'arrosoir, tout me plaît absolument.
Pourtant  jusqu'à présent, je n'avais jamais envisagé leur culture.
Je pensais que les conditions climatiques françaises ne le permettaient pas.
En fait, si.
J'ai appris que le lotus pouvait passer l'hiver au repos, immergé à la profondeur adéquate, il est donc moins fragile que ce que j'imaginais.

Vue du bassin du jardin des Paradis, je ne connais pas encore toutes ces belles aquatiques.

Comment dire, plus qu'une histoire de chaleur ou de rusticité, il y avait également dans un coin de mon cerveau une incompatibilité avec un jardin "domestique" lambda.
En contemplant le bassin du jardin de Cordes sur Ciel, l'exubérance aquatique et exotique m'a paru d'une évidence très abordable.
Il m'est revenu une vision du séjour au Cambodge, les vendeuses de fleurs de lotus, des seaux sur le trottoir, les graines goûtées fraîches.
Tout se mange sur cette plante extraordinaire.
Des racines à la fleur en passant par les tiges et les feuilles, pour ma part, pas tout testé.
D'autres vous  parleront encore de ces nombreuses et précieuses vertus, ici.


vendredi 19 janvier 2018

Des arbres et des hommes -ceux qui ne peuvent vivre sans-



 "L'atlas de botanique poétique" de Francis Hallé :
une plongée dans le merveilleux.

Des plantes stupéfiantes. qui poussent au delà de toute imagination.
La liane caméléon dont les feuilles changent selon le support sur lequel elle s'enroule, ça m'a sidéré.
Voici son p'tit nom scientifique: "Boquila trifoliolata", une qui n'a pas encore dévoilé tout ses mystères, les chercheurs essaient de comprendre.
Des dessins, pas de photo, c'est bien mieux.
Cela incite à regarder sous toutes les coutures.
Des espèces rarement croisées pour nos yeux européens, présentées avec simplicité (un scientifique qui écrit des textes drôles, compréhensibles et poétiques, bref, un plaisir à ne pas bouder!)

La majesté du moabi, un arbre gabonais gigantesque  "qui domine l'océan forestier depuis des siècles", me donne des frissons, même en croquis noir et blanc...
Un vertige du temps. Et j'ai adoré l'histoire des éléphants qui mangent les fruits de cet arbre, et dispersent les graines dans leurs crottins à plusieurs kilomètres de l'emplacement d'origine.
Il parle aussi des jacinthes d'eau et c'est bigrement intéressant.
Insubmersibles beautés mais indéboulonnables une fois introduites.
En fait si bassin il y a, je n'en mettrai pas.

Pour le nénuphar Victoria amazonica, je n'hésiterai pas.
(Si toutefois j'en croise, si, si, ça se peut, -je viens de découvrir un jardin aquatique près de Marseille qui cultive ces spécimens-....Suffit d'attendre l'ouverture de ce lieu au printemps...)
Mais il est fort probable que sa culture soit un peu complexe.
Et surtout, hum, je dois d'abord construire le bassin. Pour 2018, je vais essayer de faire les choses de manière logique et en respectant une chronologie ordonnée.
Les plantes aquatiques viendront quand le réceptacle sera là.
A la lecture de la double page sur ce géant aquatique, je me suis souvenue des graines de lotus ramenées d'Asie.
Une tentative de germination est en cours sur le rebord de fenêtre dans ma cuisine...
Si ça marche, une lessiveuse en zinc pourra faire de l'accueil temporaire.


Les dessins enchanteurs de Francis Hallé
Ici le croquis nous dévoile le dessous de la feuille.
L'architecture des feuilles a inspiré la construction d'un palais de fer et de verre.


Si vous avez un peu de temps, dans cette vidéo, il est question d'arbres et de vie.
C'est passionnant.
Le botaniste parle -entre autres- de notre relation au végétal, de taille des arbres:
ça fait réfléchir.





dimanche 7 janvier 2018

Sous le soleil e-xac-tement...



Santoline, sauge, iris, armoise et pivoine "Do tell" , sous le soleil 2017.
Qu'en sera-t-il en 2018?

Il est de saison de réfléchir à ce que l'on souhaite pour cette nouvelle année, pour soi, ses proches et aussi pour la planète.
Début 2018, ça pétille côté jardin même si c'est la morte saison.
Faire le ménage dans ses dossiers, trier, jeter.
Retrouver un sachet de graines de rhubarbe et se dire qu'il serait judicieux de le sortir de cette pile de papiers administratifs...Y penser.
Quand ça sera le bon moment?
La notice indique:
"Semis de mars à juin en godet puis mettre en place en septembre. Plante gourmande."
C'est noté.

Les planifications se dessinent, il s'agit de prendre de l'élan pour concrétiser ses rêves.
L'hiver me sert à faire du repérage, à lire et apprendre.
Pour des questions budgétaires j'évite soigneusement de trop, trop, feuilleter des catalogues de pépiniéristes.Trouver des dizaines de plantes alléchantes, ça c'est naturel.
Parfois je suis un peu jalouse des scènes parfaites, des associations si bien calculées, des floraisons abondantes dans une lumière qui met tout exceptionnellement bien en valeur.
Chez moi tout prend mille ans à s'installer. Non c'est pas vrai, le chèvrefeuille, les coquelourdes, les romarins, les armoises, les sauges, les cistes, les lavandes et les iris, ça se passe très bien.
Et les santolines. Je veux dire ces plantes là, elles sont à leur juste place, exactement dans le terrain qui leur est favorable:
"Sous le soleil exactement, juste en dessous."

Je dois me mettre ça dans le crâne et me détourner des hydrangéas serrata par exemple, ils pourraient certes se développer. C'est très tentant.
Dès que je tournerai le dos, ils s'étioleraient. Alors à quoi ça sert?

En fait jardiner pour moi recouvre un éventail d'activités très variées.
De l'observation du climat à celles des chenilles.
De l'humus. Du souterrain, de l'ombre  sèche, clairsemée au pieds des chênes.
L'apprentissage sans fin de l'art de la patience.
De reconnaître saison après saison qu'il y a des plantes inadaptées à mon terrain.
En pratique: aller vers un jardin sobre. Pas austère, non, non.
Sobriété et abondance de formes de feuillages ne me semblent pas incompatibles.
Jouer avec les gris, les pourpres, les violets.
Les verts anis, les ronds, les élancés, les rugueux, les soyeux, les floraisons roses aussi bien que les rouges, -oranges, jaunes si l'on aime ça- mais avec toutes les variétés ne craignant pas l'aridité.
Tant pis si il n'y a pas d'espèces aux larges feuilles bien vertes. Encore que...
Le format XXL des feuilles du Paulownia abritant des ardeurs du soleil une terrasse voisine m'a toujours sidérée.Une seule feuille tombée sur la table avait recouvert la surface de deux assiettes.
Trouver les espèces adaptées et tester les limites de rusticité.

Le projet de faire un bassin de lagunage pour l'évacuation des eaux usées est au programme mais j'en suis à l'étude. Le coût d'un système de phytoépuration est élevé.
C'est peut-être trop compliqué sur le terrain en terrasses. Je n'ai pas envie qu'une mini pelleteuse viennent casser des murets de pierres sèches et exploser le terrain, arracher des chênes qui constituent le paysage pour lequel j'ai choisi ce lieu sauvage.
Même si c'est motivé par une démarche plus "écologiste".
En tout cas c'est un tout.
Polluer le moins possible, recycler et être attentif au vivant.

Pour 2018, je vous souhaite de vous épanouir et de prospérer, comme une santoline à sa place.


Nota: A propos de l'aridité
  • En publiant en 2016," Eloge de l'aridité, un autre jardin est possible" de Maurières et Ossart, un ouvrage qui me fait plus que cogiter, l'éditeur Plume de carotte nous incitait à revoir nos conceptions jardinières. Hâte de vous en parler encore.
  • En débutant mon jardin, alors non relié au réseau d'eau, sans puits , la question de l'eau étant cruciale, j'avais déjà parlé ici d'un autre livre dont le titre collait si bien à ma problématique: "Pour un jardin sans arrosage" d' Olivier Filippi, pépiniériste spécialisé en "jardins secs".

mercredi 4 octobre 2017

Escapade au jardin des Paradis





Immersion verte

Les surprises végétales de l'été, c'était vraiment bien:
j'ai découvert " le jardin des Paradis " à Cordes-sur-ciel.
Sa dimension est parfaite, les différents enclos aux ambiances exotiques m'ont transporté.
Un clérodendron , des bananiers, des seaux en cascade, des claustras, des lotus, hum, quel délice!
Et des poivriers, des frangipaniers, miam.

 Frangipanier en pot

Dégusté un sorbet au yuzu sur la petite terrasse près de l'entrée.
Just perfect.
Deux femmes très chouettes qui s'occupent de cet espace.
J'ai posé des questions sur les bananiers qui m'impressionnaient par leur exubérance, comment ils ne gèlent pas en hiver?
Et les poivriers c'est possible ici?
Les jardinières m'ont expliqué.
Il y avait tant de surprises dans ce jardin, c'était une parenthèse enchantée.
J'ai noté quelques noms d'espèces exotiques qui ont l'air de se porter à merveille sous le climat du Tarn, et donc pourquoi pas dans le jardin de ma cabane aveyronnaise, c'est à peu près le même.
Il y a quand même la question de l'eau, non résolue chez moi, les anciennes terrasses de vignes ont un sol pauvre, très sec. Cependant, un sol ça s'améliore et on peut  réussir à créer un autre écosystème. Au moins pour quelques endroits.
Les plantes qui ont besoin de beaucoup d'eau sont à proscrire sur mes terrasses arides, mais je tente parfois quelques exceptions.


 Floraison  en juillet du Clérodendrum  fragrans

A la suite de cette visite, je reste hantée par  la silhouette d'un arbuste du nom de clérodendron, à la floraison délicate et élégante, avec son feuillage bien fourni, dans son grand pot.
 (A vrai dire deux pots en terre cuite, sobrement et majestueusement posés au départ d'une allée).

J'en cherche un spécimen pour l'acclimater au zardin.
Pour le moment je me suis juste assurée de son vrai nom: c'est clerodendrum fragrans ou philippinum.

Ok, sans lunette, les photos : floues, prises comme je pouvais, oups. 
Une trace d'une idée de la forme...

Si vous passez par le Tarn, n'hésitez pas à vous posez dans ce jardin pour une halte rafraîchissante et envoûtante : un  petit bijou, le bonheur quoi.
Conçu à l'origine par deux  paysagistes* que j'admire, ce lieu évolue à présent en fonction des jardiniers qui s'en occupent.
De nouvelles espèces y  ont été introduites, comme les poivriers et les grenadiers.
Bref, de quoi me réjouir  à l'avance sur les diverses acclimatations botaniques à tenter ...
On voyage à sa manière.

*Ces deux là je les trouve fascinants.


dimanche 21 mai 2017

Les dernières arrivées: glycine soyeuse venusta et glycine du japon honbeni



Hommage à la jardinière Vita Sackville-West.
La folie des plantes grimpantes, je ne sais pas ce que ça cache....Cette année je suis un peu obsédée par les lianes, rosiers fous, glycines et bien d'autres...
Fascination pour tout ce qui quitte le sol?
Escalader vers les nuages, à vrai dire, me parait définitivement séduisant.
Décollons donc avec des glycines.
La "Wisteria Venusta" est magique à mon goût, avec des fleurs blanches dodues, trapues, et en cela changeant de celles, plus traditionnelles violet parme des glycines de Chine.
(Qui me régalent tout autant malgré leur côté plus classique....)
Je crois que la sonorité de son nom m'a également toujours laisser entrevoir quelque chose de doux,un peu précieux:


"Wisteria Venusta" ou "Glycine soyeuse".
Au tout début du jardin, je visitais dans les livres toutes sortes de territoires, je rêvais de tout, je voulais tout.
Maintenant moins, je me recentre sur mes coups de foudre.
J'ai craqué pour la glycine blanche (repérée depuis 2006 au moins, pffff, je suis vraiment diesel, j'attends parfois 10 ans avant de passer à l'action, on peut dire que ça laisse le temps de maturer), je me rappelle d'un grand livre emprunté à la bibliothèque qui parlait d'un très célèbre jardin d'une grande passionnée d'outre-manche, Vita Sackville-West.
C'était du temps où je me préoccupais de comment créer un jardin blanc.
Sur un mur s'étalait voluptueusement cette glycine soyeuse. Paf, éblouie.
Voici une photo de ce jardin anglais, à Sissinghurst, dans le Kent :


Un plant en pot de 4l, d'une hauteur d'un mètre, formant déjà des grappes de boutons charnus est apparu début mai au jardin.
J'étais déjà très satisfaite de ce premier pas.

Mais voilà il y a eu une fête des plantes et un tour chez un pépiniériste.
Avec un ami qui a rempli son coffre de plants de tomates, les pieds bien plus sur terre, quoi.Pendant qu'il choisissait ses variétés, j'ai eu le temps de flâner.
Bing.
Devant moi une glycine du Japon, nommée Honbeni, à la floraison aux grandes grappes légères,roses et filiformes, (enfin sur la photo de l'étiquette) m'a absorbée, je l'ai senti absolument prête à accompagner les printemps du jardin.



La "Honbeni" trempant dans une bassine avant sa plantation.


Et mise en terre entre deux chênes pour qu'elle y grimpe, on verra comment....

Et de deux en moins de 15 jours, ça fait pas un peu rapproché?