dimanche 8 novembre 2009

Début de journée


Le matin le versant est encore dans l'ombre.
En face l'autre colline est déjà nimbée de soleil.
Les nuages dans le creux sont ultra lumineux.
Alors, à la pensée de la claire journée s'annonçant,
une inimaginable euphorie me gagne .


jeudi 5 novembre 2009

Chez Louis


Mon paradis ne sera plus le même, il manquera Louis.
Mon coeur est déjà en miettes, le voici encore plus réduit.
Louis c'était une figure de ce pays que j'aime tant.
L'ai vu il y a si peu.
Quelques jours très ensoleillés, une bière partagée des idées pleines de fantaisies pour les mois à venir.
Et on m'a dit sa disparition.
Il a plu des trombes aujourd'hui là-bas.
Le village s'est réuni pour lui dire au revoir.
Et moi je n'y étais pas.
Alors des cosmos pour Louis.
Je pense au moulin, il y a exactement une semaine je regardais les machines à eau et les petits ponts, l'eau qui court, la luxuriance...



Chez Louis

Je lui demandais "Tu as des projets pour cet hiver?"
"Oui, rester là."
Moi j'aurais aimé dire pareil.



Chez Louis

samedi 17 octobre 2009

Parfois sur les boulevards...

Tranquillement, je déambulais, sur un boulevard déjà arpenté des centaines de fois quand j'ai fait gloups.
J'avais déjà dépassé de quelques mètres la chose.
Gloups.
Strange, very strange.


C'était le matin.


Me suis dis, j'ai la berlue.
Faudrait plus boire.

Tout doucement fait quelques pas en arrière.
Et trois photos.

La vie s'arrange drôlement.
Voudrais bien avoir ce pouvoir, d'intégrer l'inabsorbable.
D'ingérer au fil du temps n'importe quel évènement.

Les platanes y arrivent.
Chapeau bas.

Dans l'alignement des autres , discrètement, celui-ci m'a épaté.

vendredi 16 octobre 2009

Chez Louis


Dans d'autres jardins, pas loin du tout, l'eau donne une autre texture à l'air.
D'ingénieuses "machines à eau" ont pour mission d'emmener la terre ailleurs.
Elles font sursauter par le déversement brusque d'un contenant à l'autre.


L'inventeur de tout ceci a un tout autre micro-climat que le zardin sec.
Le potager y est généreux.
Tout semble verdoyant même au plein coeur de l'été.



Un régal pour les yeux et les oreilles.

jeudi 8 octobre 2009

Illusion et réalité


Ah Nabelle!

Le jardin imaginaire -constitué par ces billets éparpillés donc- a été lu et regardé en vrai.
Un visiteur a parcouru le blog puis s'est rendu au zardin.
Pour ça il faut descendre un chemin et après forcément le remonter.
Bon ce promeneur-lecteur connaissait déjà le lieu, les collines et tout et tout.

Mais pas le territoire irréel décrit avec plus ou moins d'exactitude sur cet espace bloguesque.
Du virtuel au réel.
Peu après, incroyable, j'ai ainsi reçu , un petit tour photographié des divers coins reconnus comme "zardinés".
Ou présumés tel.
Les images dégagent l'implacable chaleur.
Ah! Nabelle! Quel spectacle!
De l'illusion à la réalité.
La dessiccation est au delà de ce que je pensais.
C'est ce qu'on appelle redescendre sur terre?

Malgré l'insoutenable cruauté de la vision voici donc la sèche réalité:


Armoises, asters et sauges aux feuilles enroulées.
Tout ça est recroquevillé.



Touffette de buis et derrière euh:
un rosier qui déjà n'a pas fleuri bon d'accord...
mais semble à présent même sans feuillage.


Cependant une palpitation subsiste à la vue du "carré blanc",
(je crois que je vais cesser de le nommer ainsi tellement il n'est pas blanc!).
La lumière est vraiment belle ici, plantes cramées ou non.
L'exaltation m'est nécessaire.

Peut-être a-t-il plu depuis?


Merci à cet ami pour son reportage qui a le mérite de me transporter là-bas.
Bientôt je vous montrerai comment dans le même coin chacun a son micro-climat.
Chez moi, vous l'avez compris, c'est sec.

mercredi 30 septembre 2009

Ah Nabelle


Malgré la sécheresse, l'hortensia Anabelle a offert une fleur cet été.
Une seule.
Comment dès lors ne pas la trouver parfaite?
La rareté m'oblige à beaucoup d'indulgence.
Si l'année prochaine il y en a plus je ne manquerai pas de sauter de joie.
Pour l'heure, loin du zardin, dans la grosse ville, un certain manque d'allégresse.
Je manque certainement des surprises qui vivent leur vie sans moi, là-bas où le temps s'écoule si pleinement.

lundi 31 août 2009

La toute première




Il y a eu la jolie figue dégustée juste avant le départ.
Petite, certes mais fameuse.
Les autres étaient encore bien trop vertes.