Grenade turque
La meilleure période pour planter le grenadier est février-mars.S'en approcher, c'est déjà ça, non?
Janvier glacé s'achève, de
rézolutions en rézolutions, des bonds ont été accomplis.
Plus que hâte de retrouver la colline.
J'y emmènerai:
-Les trois pivoines.
Tadam. Arrivées hier par la poste.
Louise Lossing, Marie Lemoine et Do Tell.
Tadam, tadam, tadam.
Même en racines nues, elles sont belles, ça sent la terre, raaah, un petit shoot.

Ne pas savoir qui est qui, ça m'arrive.
Pour les premières pivoines plantées, plus du tout d'indication.
Cette fois, je n'oublierai pas d'inscrire leur nom sur un caillou plat.
Louise Lossing, racines nues, étiquette et sachet humant.
Végétation pointant son nez, j'ai hâte de les mettre en milieu naturel.En attendant, relire les recommandations données par
Rivière,
the pépinièriste.
Je crains d'avoir enterré trop profondément les premières. Recouvrir de 2 ou 3 cms de terre, ça suffit.
Ce qui expliquerait peut-être pourquoi elles n'ont pas encore daigné fleurir,
sauf une, mais quand je n'y étais pas.
Ah, ah, ah.
La plante ne doit pas être étouffée par d'autres végétaux.
Ne surtout pas pailler, la pivoine déteste les excès d'humidité.
Apporter de l'humus chaque automne: fumier bien décomposé, corne broyée ou poudre d'os.
Rivière conseille d'aérer le sol
après chaque pluie.
Voilà qui m'intéresse.
En automne et au printemps, là-bas, il peut pleuvoir tous les deux jours, voire deux ou trois fois par jour.
Je cite:
"C'est la partie la plus importante dans l'entretien des pivoines"
Pour satisfaire ce point vais-je demander un congé sans solde?Mon prochain métier se dessine:
Aératrice de pivoines.
On avance, on avance.
J'y emmènerai aussi:
Un
grenadier que j'espère trouver d'ici là.
Près de Sète, un détour s'impose pour visiter Mr Fillipi, celui du jardin-sec-et-beau, il cultive le grenadier
Antalaya, à grains violets, utilisés en Turquie pour confectionner de spectaculaires jus de fruits. Wou.
Aussi les variétés
Mollar de Elche et
Provence.
Je penche pour Antalaya.
Un scion de deux ans serait idéal.
A côté de chez moi, se trouve une épicerie arménienne épatante. Qui reçoit des grenades provenant de Turquie. Enfin, cette semaine, il y en avait un cageot parterre, à côté d'oignons et de poivrons verts.
L'épicier m'a dit très animé :
"En Arménie , il y en a beaucoup, devant chaque maison aussi, ça apporte le bonheur, et il m'a montré, accrochés derrière la caisse, des colliers (que je n'aurais pas vu sinon, dans l'accumulation des choses) avec ...des petites grenades.C'est un symbole* arménien, regardez!"Son visage en était tout éclairé.
La grenade et
l'Arménie, ça m'a plu cette histoire.
Fruit du paradis perdu.Enfin dans la colline,
j'y ferai du repérage pour accueillir un
Shoshoni.
Il lui faudrait un peu de frais.
Parfois les conseils des autres jardiniers aident à choisir, surtout leur expérience, et si l'on rajoute des images de leurs très beaux jardins : pour le
Viburnum plicatum,... tadam, ça y est.
Suffit de quelques précisions, distillées avec art par
un pépinièriste passionné-nant, chapeau.
Trouver alors le plus beau point de vue.
De l'ombre mais pas trop.
Ameublir la terre, défricher.
Prévoir un diamètre honorable pour le laisser respirer dans 10 ans.
Le Shoshoni est une splendeur. Le Shasta aussi et Mariesii et... d'autres!
Pas d'image, tout dans la tête.
Tadam, y'a plus qu'à:
en réserver un bébé à qui sait en parler.
Il est trop fort ce Maurice.
And finally,
peut-être s'enquérir de crottin d'âne.
Le laisser se décomposer pour en avoir à disposition au bon moment.
On avance, on avance.