mercredi 18 février 2009

Intérieur



Tout est à l'intérieur.
Vous connaissez cet album "Toujours rien?" de C. Voltz?
Ben, je suis comme le héros de cette histoire.
L'impression de passer ma vie à attendre.
Mais pour les semis, hum, il y a plus d'excitation, plus de promesses tenues que pour d'autres choses.
Comment dire?
C'est long, peu pratique en appartement.
(On manque déjà de place, les tables, les étagères, les bureaux -et aussi dessous- sont depuis longtemps en surcharge pondérale, alors quelle idée de saturer l'espace encore un peu plus???
L'accès aux fenêtres va se corser.)


Mais voilà, c'est inexplicable, j'ai envie, point.
Et je ne me lasse pas de contempler des sachets de graines arrivés par la poste.
De toutes sortes:
des pointues, des rondes, des ovales, des blanches, des noires, des marrons, des in-vi-si-bles- et des grosses dondons, des bizarres à "ailettes" qu'on pourrait confondre avec des...poux?
Des toutes plates,un peu beiges.

L'invasion de notre intérieur a donc débuté par:
Les oeillets chabaud blancs.
Pour le semis que l'on peut pratiquer de fin janvier à fin avril, il faut un terreau bien drainant et les couvrir d'une très fine couche de celui-ci car la lumière facilite la germination.
Ceux-ci fleuriront en été: "très parfumés, fleur géante double";
"rustiques jusqu'à -20°", trop fort.
Mais je ne comprends pas tout: annuelles / vivaces /ou bisannuelles?
La description incluait les trois termes.
De quoi me laisser perplexe quelques temps.
On verra.
Si ces graines arrivent à germer, les plants seront mis en place au coin blanc, après "tout risque de gelée".
(C'est rustique mais ça craint les gelées. Le monde m'est plus qu' étrange parfois.)

Pour la suite des semis il y aura l'aventure
des Pavots blancs de Perse, des mêmes pavots de Perse mais "bleu", d'autres pavots aux fleurs géantes doubles, qui ressemblent à des fleurs de pivoines, aaah, je défaille.
Et encore des Ancolies.

Ces fleurs aux feuillages si léger qui se ressèment ensuite toutes seules.
J'en ai pris plusieurs variétés, toutes "à semer directement en terre de fin mars à fin août".
Je me demande si je dois faire des semis en intérieur pour avoir plus de chance qu'elles survivent.
Au zardin, il y a beaucoup de plantes vigoureuses qui sont là naturellement.
Quand je nettoie un coin de terre, plein de graines de "mauvaises herbes" y sont déjà, prêtes à démarrer au premier soleil et à la première averse.
Comment les petites nouvelles peuvent pousser alors?
Si quelqu'un a des idées heureuses à partager, je suis preneuse;
(Sans doute je me pose trop de questions et pas forcément les bonnes!)

Et des Baptisia Australis.
(Ce sont des vivaces fleurissant bleu indigo de mai à juillet au feuillage vert pâle, haute jusqu'à 1m50, question rusticité, le thermomètre peut descendre jusqu'à -30°, heu, ça ira, non?)
J'en ai deux sachets de 8 graines, mais là je n'ose pas me lancer car les indications me paraissent aberrantes:
"Faire tremper les graines 5 secondes dans l'eau bouillante",
" puis 24heures dans l'eau tiède".
"Puis semis en place à partir de fin avril".

Avant de commettre l'irréparable: ébouillanter des graines, aaaah, il me faut des avis ou trouver moi-même des renseignements...
L'eau tiède -ça je connaissais- mais la première phase m'inquiète bigrement.
(Comme j'y vais, oui, je prends ça très à coeur.)

Jardinier(ère)s de passage, toutes expériences de semis d'ancolies -d'abord dedans ou direct dehors?-, de baptisia australis-eau bouillante?- seront archi bienvenues...

samedi 24 janvier 2009

Ceci est un chêne

Ceci est un chêne.
Un petit chêne ressemblant à bien d'autres.
Au zardin, on ne les compte plus, il y en a plein.
Celui-ci a un tronc d'un diamètre d'une quinzaine de centimètres, des branches menues, et en octobre il gardait encore des feuilles bien vertes et d'autres couleur caramel.
Il se trouve sur la troisième "faysse" proche du coin blanc.
Ce qu'il ne sait pas encore ce petit chêne, c'est qu'il va jouer un grand rôle.
Etre escaladé de roses.
C'est lui que j'ai choisi.
D'un côté des blanches et de l'autre, ah, ah, il faudra patienter quelques années...???

Au printemps dernier, un rosier de Banks, -à fleurs blanches en pompons,... rien ne me le prouve à ce jour - mesurant 20 cm à peine, a été installé derrière .
Le rosier n'a pas beaucoup grandi.
Il faut quelques saisons, je le sais.
Mais ce n'est pas de lui dont je veux vous parler.
Ayant visité virtuellement des jardins, quelques blogs, des forums, des pépinieristes, les désirs de rosiers se précisent.
Avant, à vrai dire, je n'étais pas fana de roses.
Je trouvais ça "normal" qu'une rose sente bon, qu'elle fleurisse en rose, blanc, rouge ou crème peu m'importait. En gros, je les considérais distraitement.
Les trouvais belles mais ne les aimais pas encore.
Les roses anciennes, ah, oui...Elles m'ont un peu plus intéressé.

Alors tout doucement, presque à mon insu, j'ai retenu des noms.
Souvent, pour les rosiers, il faut bien le reconnaître ceux-ci font plutôt "tarte à la crème".
Des noms d'épouse. "Madame Alfred Carrière, Madame Isaac Péreire"....
Ou d'autres plus kitschs, qui transpirent l'immodestie, un truc qui me dérange.
Donc pour "Ghislaine de Féligonde", j'ai trouvé ça tarte aussi.
De Féligonde...
Quasi Cunégonde...
En juin 2008, je vous avais fait part d'une image vue en mai sur un autre blog jardinier:
Des rosiers escaladeurs.
Pour se projeter en mai, c'est ici: au" jardin ludique".
Celle qui a ma préférence c'est la première photo.


En septembre 2008, cette image de rosier grimpant ne me quittait pas.

Alors, dans un catalogue j'ai trouvé la dite Cunégonde, ainsi présentée:
"Rose ancienne année 1916. Fleurs groupées, doubles, en forme de pompon. Bouquets parfumés de corolles jaune saumoné, s'éclaircissant à l'épanouissement. S'utilise en arbuste ou en grimpant. Rosier très florifère et très remontant, à feuillage sain vert brillant. Hauteur possible 2m50."

(Autant vous le dire, la photo était atroce, on aurait dit que les fleurs étaient ou jaune souffre ou bien rose dégueu... Un vrai gâchis.)
En vrai, c'est pas du tout ça.

Fin octobre 2008,
le pied de Ghislaine est arrivé au zardin.
Mis à proximité du chêne qui fera son tuteur pour quand elle aura envie de grimper.
J'ai bien aimé mettre du compost et faire son trou alors qu'il neigeait.


mercredi 31 décembre 2008

Phlomis purpurea


Cet été, au bord d'une route du plateau du Larzac, j'ai arrêté la voiture.
Mon oeil depuis une cinquantaine de mètres fixait le bord du talus.
Des fleurs sauvages qui me criaient: (C'est dingue quand on s'intéresse aux plantes comme ça peut vous embêter de conduire. Des fois on est obligé de s'arrêter, même si on n'a ni soif ni envie de faire pipi.)
Eh, tu nous as reconnu?
....???
Je regrette aujourd'hui de ne pas avoir photographié cet ensemble.
C'était splendide.
Le sol était sec, archi sec, pas moyen de prélever un échantillon avec racines.
Alors j'ai pris un tout petit brin de ces fleurs.
Des phlomis purpurea?
Il me semble que c'est ça, mais j'en suis pas tout à fait sûre.
(Depuis le bouquet a séché, il a gardé ses couleurs très longtemps.)

Pour l'an prochain je tenterai une transplantation au zardin.

En attendant je souhaite à tous
une très bonne année 2009!

dimanche 23 novembre 2008

Chronique du Morvan


Gaura blanc
sortant une fois que tout le monde est parti.
Tout l'été, s'est fait attendre.
Pas de jardin sous mes bottes,
alors je lis des conseils
avisés, feuillette des livres. Mon cerveau est plein de nom de plantes.
Tiens un lien...
Chronique botanico-tonique de Thierry DENIS

Sa pépinière dans le Morvan est remplie de spécimens bien élevés.
Son catalogue et surtout les descriptions des plantes,
les catégories
du sommaire( pour aider le jardinier ignorant) ça change du genre nian-nian
de ceux que j'ai feuilleté jusqu'à présent.Voilà qui aide à choisir.
Et trouver la plante appropriée au bon endroit.

samedi 22 novembre 2008

Châtaignier et moquette

A l'heure qu'il est, la colline,
les arbres sont peut-être bien différents depuis le 30 octobre dernier.
Le châtaignier déployait encore quelques feuilles vertes et d'autres plus rousses.


Mes bottes en caoutchouc me manquent atrocement.
Je ne savais pas qu'un coin de nature pouvait devenir aussi prégnant.Je voudrais être là.
Avec un bonnet sur les oreilles.
Profiter des éclaircies pour ramasser du bois mort, derrière la maison.

Du jardinage sous le manteau neigeux, je me souviens de la sensation de trouver la terre chaude, juste humide, moelleuse et les morsures des paillettes glacées que je repoussais juste ce qu'il fallait pour planter mes trouvailles zardinières.
Pour que l'Oranger du Mexique (encore si petit) ne s'ennuie pas trop,
deux touffes d'un couvre-sol .
Paraît-il que cela forme en une année, une véritable moquette végétale.
Un tapis ne craignant ni sécheresse, ni piétinement, qui trace sans avoir besoin de grand-chose.
Certains remplacent le gazon par ce genre de couvre-sol.



Deux pieds de moquette végétale
Oranger du Mexique, 30 octobre 2008

Cette petite touffe insignifiante a donc un nom latin, "lippia nodiflora" et un autre -pourquoi???- aussi impossible à retenir: "phyla canescens".
C'est bizarre deux noms savants pour une même plante.


Rendez-vous dans un an.


(Chers lectrices, lecteurs-zou-bloggeurs, il m'arrive une panne de neurones informatiques,
je ne sais plus faire de liens, glou, glou.
Alors voilà, je colle les infos comme je peux:
http://www.leclosdarmoise.com/
lippia-nodiflora-phyla-canescens-p-310.html

C'est juste pour avoir une idée de la plante-moquette-en fleur,
j'ai pas d'action chez eux.
Pas d'action tout court d'ailleurs
.)

Nota Bene:
un autre lien, hum, toujours aussi raté, par ici, sur ce lippia dans un article sur les plantes envahissantes:
http://www.ame-lr.org/publications/espaces/
plantesenvahissantes/
pdf/plantesenvahissantes.pdf

Dimanche:
je désespère...
Il y a un esprit malfaisant dans l'ordi?
Impossible de faire un vulgaire copier-coller de liens.
Une fois collé, c'est plus actif.
Je ne comprends pas. Bouh.

samedi 15 novembre 2008

Clochettes d'Irlande(2)



Clochettes d'Irlande, élues meilleur espoir 2007
J'en parlais en février.

Au printemps mis des graines et oublié et retrouvé.

En 2008, toujours aussi tordues...
Faudra que je pense au concept du tuteur?
Leur vert me plaît toujours autant.
Les petites nervures.
Abritées dans leur étrange cornet encore quelques minuscules fleurs très discrètes.

mercredi 12 novembre 2008

Allium

L'allium giganteum est extrêment perché:
il peut atteindre 1m50, voire plus.
Mais ce que je préfère ce sont ses ombelles sphériques qui se tiennent là-haut.
Il fleurit à la fin du printemps.
Ses fleurs varient du pourpre au violet.
(Comme de la ciboulette, un peu, mais en format extra large).
Fin octobre, lors de mon jardinage sous flocons, j'ai posé 5 bulbes .
Pour me rappeler où, j'ai tout noté sur un joli carnet.
Entre armoise et iris, entre laurier rose et iris, près de la sauge.
Je ne suis pas sûre d'aimer ses larges feuilles rubannées.
Les ombelles, 100%, oui.
On en voit, on en trouve ici ou là:
(A part l'étiquette du sachet, pas encore de photo du zardin, alors en voici vues sur le net)

http://static.jardipedia.com/photos/alliumgiganteum/alliumgiganteum_3.jpg

Et comme le principe de ces ombelles perchées m'a titillé quelque peu,
-Il en existe toutes sortes, aux formats plus modestes mais suscitant tout autant mon engouement....des blancs, tiens pour mon carré blanc?-, j'ai poursuivi avec:

10 Alliums "Purple Sensation"

30 octobre
Plantation de bulbes d'Alliums

derrière le rosier Baron