jeudi 27 mai 2010

Frôler la félicité




Petit-déjeuner encore au frais mais très lumineux

Trois jours parfaits.

J'ai enfin pu me régaler de toutes les heures de la journée au jardin.
La félicité aurait été atteinte si les pivoines en boutons voulaient bien s'ouvrir.
Aaaah.

On y est presque, si, si.....
je frôle ce moment attendu depuis 4 printemps.


Eclosion si proche,
coeur de la zardinière au bord de l'implosion.

Là, obligée de me consacrer au déménagement et zut de zut préfèrerais raconter les merveilles vues dans la colline.
A piu tardi.

A Marseille je vais avoir une cour.
Caramba.
C'est fantastique.

dimanche 16 mai 2010

En ville du vert (2)




Voilà, je vous avais annoncé que le vert dégoulinerait dans pas si longtemps.
Dans la grosse ville bien polluée.
Sur le mur végétal, ça explose.
Moi, j'aime infiniment
car sur le chemin pour aller travailler,
ça me rafraîchit la vie.



Du zardin, hélas, point de nouvelles fraiches, cette année, le programme des actualités de mai passe par un déménagement.
Et à mon grand désarroi, je ne peux pas savoir comment le printemps explose là-bas.
Bientôt, bientôt.

Une très joyeuse nouvelle, je vais accueillir des bébés grenadiers.
Oooh.
Je vous les présente dès que possible.

lundi 19 avril 2010

Sourire


Pivoine Louise Lossing, avril 2010

Oui, le coeur bondit de joie.
Oui, l'émerveillement est total.
Les pivoines mises en terre en février sont l'objet de tout ça.

Espérer être là, au bon moment pour me réjouir encore plus quand elles ouvriront leurs boutons de manière si éphémère.

samedi 6 mars 2010

En ville du vert


Mur végétal sur le parking Vallier,
Marseille 4ème
.



Un clin d'oeil à Sophie
qui montrait il y a quelques temps
des murs végétaux.


Cette semaine, j'ai croisé des jardiniers qui installaient à la verticale,
(avec camion et grue) les plantes sur le mur d'un bâtiment neuf.

A Marseille, c'est encore assez inédit.
Même si c'est encore dégarni, l'idée du vert qui dégoulinera dans quelques mois me plaît bien.


Je vais suivre attentivement l'évolution.
Quelles plantes pour ce genre d'espace jardiné?


Des euphorbes, différents lierres et,
déjà assez élancées,
des plantes aux feuillages gris argenté qui se jetaient dans le vide.


Bien sûr tout le reste je n'ai pas su l'identifier,
j'aurais dû demander aux jardiniers mais hum, j'étais déjà bigrement en retard.

J'ai observé le substrat, les systèmes de tuyaux prévus pour hydrater, les accroches.



Sur le chemin du travail penser au végétal dans les villes,
à la résistance du vivant en milieu hostile.


Tout ceci se trouve à côté d'une des artères 6 voies, -ou même 8 voies selon les tronçons-
les plus polluées de la ville, le boulevard Françoise Duparc, appelé aussi le Sakakini.

L'enfer sur bitume.


dimanche 28 février 2010

Atterrissement de trois pivoines


Pivoine "Marie Lemoine", en racines nues,
avant son enfouissement
.

Jeudi 18 février, après un coup de fil m'assurant que "vraiment il faisait beau" alors que la veille c'était tout le contraire, hop,
les trois pivoines sautaient dans la voiture traversaient la plaine de la Crau,
enfilaient une guirlande de villages cévenols, gravissaient le plateau du Larzac, rejoignaient le pays du Roquefort, et quelques virages encore, des descentes, des montées...
Franchir sur un pont hors d'âge le cours d'eau vert.
Les routes muent en chemins, les rochers familiers apparaissent.
Le coeur tout à fait battant de la conductrice voulant parvenir avant la nuit pour voir le zardin.
A 10 minutes près ce fut le cas.
Equipée d'une lampe, la zardinière a sauté dans tous les coins pour guetter si ça poussait, si c'était encore vivant, si beaucoup de nettoyage était à prévoir, si les vivaces tenaient le choc.
Si le gel n'avait pas occis quelques frileux.

Immédiatement, le simple fait de diriger le faisceau de lumière vers la terre,
ça allait très bien.
Faire du feu dans le petit poële, constater que les couvertures étaient quand même assez humides.
Bien manger en bonne compagnie.
(Avec ceux qui m'envoient de la neige en photos et des infos météos précises et tentatrices.
Coucou les amis!)

Le lendemain il a fait encore beau.

Beaucoup mieux que de gagner au loto.

(Tous les jardiniers, toutes les jardinières reconnaîtront ce dont je veux parler, quand on attend depuis des jours une météo favorable pour tel ou tel travaux.)

Alors vite j'ai pris les décisions d'atterrissage pour les trois belles en racines nues commandées chez Rivière, et les trois pivoines ça y est, ont plongé chacune dans leur trou.
Tadam, tadam.
J'ai veillé cette fois à ne pas trop les enterrer.


Pivoine "Marie Lemoine",
pas trop enterrée j'espère?

Pivoine "Do tell"



Derrière une touffette de buis
pivoine "Louise Lossing"

Ma mission accomplie, j'ai profité des rayons de soleil et observé tout le reste.
Et suis repartie.

8 heures de route en moins de 24 heures pour planter 3 pivoines.
Un bilan carbone désastreux.

Un bilan zardinier très joyeux.

jeudi 11 février 2010

Chou romanesco, jus de grenade et boisson aux fleurs d'hibiscus


Météo glaciale.
-6° à -8°.
Pour la colline qui m'attend.
Impossibilité technique d'aller zardiner.
Les pivoines devront patienter au frais: la terre est increusable, pfff...
Un petit redoux est prévu vers mardi ou mercredi.
On avisera.

Quelques flocons tombent finement, même ici,
oui, oui sur le vieux port.
Bon ça ne blanchit pas encore les toits.
Il n'y a plus personne dehors.
Le vent transperce de manière redoutable les épaisseurs.

Comme une promenade sur un chou romanesco,
l'esprit zardinier sautille d'une colline à une autre.

En ville j'ai comparé deux bouteilles identiques de jus de grenade.
Même marque, même composition, même contenance, exactement les mêmes couleurs de jus.
L'une à 5, 50, l'autre à 7, 90.


L'une avait le petit logo AB, bien vert.
Aaaah, bon.
Du jus, pas en bouteille, bien sucré,
a giclé quand j'ai ouvert ma grenade turque provenant de chez l'arménien .
Plaf, plein d'éclaboussures sur les papiers et courriers à poster qui sont sur la même table.
Je n'avais pas encore lu les conseils de LOF.


Et puisqu'il gèle vraiment se réchauffer les doigts autour d'une tasse fumante
aux saveurs acidulées.
Encore un truc de l'épicerie arménienne:
les infusions aux fleurs d'hibiscus.
C'est beau, c'est bon, c'est chaud.

dimanche 7 février 2010

Le nez en l'air


Un jardin le matin

Derrière le mur de ce jardinet d'une avenue sans attrait particulier,
tiens, tiens, un oranger ou un mandarinier?
Dans ma tête, cette artère s'appelle désormais
la-rue-où-il-y-a-un oranger-.