dimanche 7 janvier 2018

Sous le soleil e-xac-tement...



Santoline, sauge, iris, armoise et pivoine "Do tell" , sous le soleil 2017.
Qu'en sera-t-il en 2018?

Il est de saison de réfléchir à ce que l'on souhaite pour cette nouvelle année, pour soi, ses proches et aussi pour la planète.
Début 2018, ça pétille côté jardin même si c'est la morte saison.
Faire le ménage dans ses dossiers, trier, jeter.
Retrouver un sachet de graines de rhubarbe et se dire qu'il serait judicieux de le sortir de cette pile de papiers administratifs...Y penser.
Quand ça sera le bon moment?
La notice indique:
"Semis de mars à juin en godet puis mettre en place en septembre. Plante gourmande."
C'est noté.

Les planifications se dessinent, il s'agit de prendre de l'élan pour concrétiser ses rêves.
L'hiver me sert à faire du repérage, à lire et apprendre.
Pour des questions budgétaires j'évite soigneusement de trop, trop, feuilleter des catalogues de pépiniéristes.Trouver des dizaines de plantes alléchantes, ça c'est naturel.
Parfois je suis un peu jalouse des scènes parfaites, des associations si bien calculées, des floraisons abondantes dans une lumière qui met tout exceptionnellement bien en valeur.
Chez moi tout prend mille ans à s'installer. Non c'est pas vrai, le chèvrefeuille, les coquelourdes, les romarins, les armoises, les sauges, les cistes, les lavandes et les iris, ça se passe très bien.
Et les santolines. Je veux dire ces plantes là, elles sont à leur juste place, exactement dans le terrain qui leur est favorable:
"Sous le soleil exactement, juste en dessous."

Je dois me mettre ça dans le crâne et me détourner des hydrangéas serrata par exemple, ils pourraient certes se développer. C'est très tentant.
Dès que je tournerai le dos, ils s'étioleraient. Alors à quoi ça sert?

En fait jardiner pour moi recouvre un éventail d'activités très variées.
De l'observation du climat à celles des chenilles.
De l'humus. Du souterrain, de l'ombre  sèche, clairsemée au pieds des chênes.
L'apprentissage sans fin de l'art de la patience.
De reconnaître saison après saison qu'il y a des plantes inadaptées à mon terrain.
En pratique: aller vers un jardin sobre. Pas austère, non, non.
Sobriété et abondance de formes de feuillages ne me semblent pas incompatibles.
Jouer avec les gris, les pourpres, les violets.
Les verts anis, les ronds, les élancés, les rugueux, les soyeux, les floraisons roses aussi bien que les rouges, -oranges, jaunes si l'on aime ça- mais avec toutes les variétés ne craignant pas l'aridité.
Tant pis si il n'y a pas d'espèces aux larges feuilles bien vertes. Encore que...
Le format XXL des feuilles du Paulownia abritant des ardeurs du soleil une terrasse voisine m'a toujours sidérée.Une seule feuille tombée sur la table avait recouvert la surface de deux assiettes.
Trouver les espèces adaptées et tester les limites de rusticité.

Le projet de faire un bassin de lagunage pour l'évacuation des eaux usées est au programme mais j'en suis à l'étude. Le coût d'un système de phytoépuration est élevé.
C'est peut-être trop compliqué sur le terrain en terrasses. Je n'ai pas envie qu'une mini pelleteuse viennent casser des murets de pierres sèches et exploser le terrain, arracher des chênes qui constituent le paysage pour lequel j'ai choisi ce lieu sauvage.
Même si c'est motivé par une démarche plus "écologiste".
En tout cas c'est un tout.
Polluer le moins possible, recycler et être attentif au vivant.

Pour 2018, je vous souhaite de vous épanouir et de prospérer, comme une santoline à sa place.


Nota: A propos de l'aridité
  • En publiant en 2016," Eloge de l'aridité, un autre jardin est possible" de Maurières et Ossart, un ouvrage qui me fait plus que cogiter, l'éditeur Plume de carotte nous incitait à revoir nos conceptions jardinières. Hâte de vous en parler encore.
  • En débutant mon jardin, alors non relié au réseau d'eau, sans puits , la question de l'eau étant cruciale, j'avais déjà parlé ici d'un autre livre dont le titre collait si bien à ma problématique: "Pour un jardin sans arrosage" d' Olivier Filippi, pépiniériste spécialisé en "jardins secs".

mercredi 4 octobre 2017

Escapade au jardin des Paradis





Immersion verte

Les surprises végétales de l'été, c'était vraiment bien:
j'ai découvert " le jardin des Paradis " à Cordes-sur-ciel.
Sa dimension est parfaite, les différents enclos aux ambiances exotiques m'ont transporté.
Un clérodendron , des bananiers, des seaux en cascade, des claustras, des lotus, hum, quel délice!
Et des poivriers, des frangipaniers, miam.

 Frangipanier en pot

Dégusté un sorbet au yuzu sur la petite terrasse près de l'entrée.
Just perfect.
Deux femmes très chouettes qui s'occupent de cet espace.
J'ai posé des questions sur les bananiers qui m'impressionnaient par leur exubérance, comment ils ne gèlent pas en hiver?
Et les poivriers c'est possible ici?
Les jardinières m'ont expliqué.
Il y avait tant de surprises dans ce jardin, c'était une parenthèse enchantée.
J'ai noté quelques noms d'espèces exotiques qui ont l'air de se porter à merveille sous le climat du Tarn, et donc pourquoi pas dans le jardin de ma cabane aveyronnaise, c'est à peu près le même.
Il y a quand même la question de l'eau, non résolue chez moi, les anciennes terrasses de vignes ont un sol pauvre, très sec. Cependant, un sol ça s'améliore et on peut  réussir à créer un autre écosystème. Au moins pour quelques endroits.
Les plantes qui ont besoin de beaucoup d'eau sont à proscrire sur mes terrasses arides, mais je tente parfois quelques exceptions.


 Floraison  en juillet du Clérodendrum  fragrans

A la suite de cette visite, je reste hantée par  la silhouette d'un arbuste du nom de clérodendron, à la floraison délicate et élégante, avec son feuillage bien fourni, dans son grand pot.
 (A vrai dire deux pots en terre cuite, sobrement et majestueusement posés au départ d'une allée).

J'en cherche un spécimen pour l'acclimater au zardin.
Pour le moment je me suis juste assurée de son vrai nom: c'est clerodendrum fragrans ou philippinum.

Ok, sans lunette, les photos : floues, prises comme je pouvais, oups. 
Une trace d'une idée de la forme...

Si vous passez par le Tarn, n'hésitez pas à vous posez dans ce jardin pour une halte rafraîchissante et envoûtante : un  petit bijou, le bonheur quoi.
Conçu à l'origine par deux  paysagistes* que j'admire, ce lieu évolue à présent en fonction des jardiniers qui s'en occupent.
De nouvelles espèces y  ont été introduites, comme les poivriers et les grenadiers.
Bref, de quoi me réjouir  à l'avance sur les diverses acclimatations botaniques à tenter ...
On voyage à sa manière.

*Ces deux là je les trouve fascinants.


dimanche 21 mai 2017

Les dernières arrivées: glycine soyeuse venusta et glycine du japon honbeni



Hommage à la jardinière Vita Sackville-West.
La folie des plantes grimpantes, je ne sais pas ce que ça cache....Cette année je suis un peu obsédée par les lianes, rosiers fous, glycines et bien d'autres...
Fascination pour tout ce qui quitte le sol?
Escalader vers les nuages, à vrai dire, me parait définitivement séduisant.
Décollons donc avec des glycines.
La "Wisteria Venusta" est magique à mon goût, avec des fleurs blanches dodues, trapues, et en cela changeant de celles, plus traditionnelles violet parme des glycines de Chine.
(Qui me régalent tout autant malgré leur côté plus classique....)
Je crois que la sonorité de son nom m'a également toujours laisser entrevoir quelque chose de doux,un peu précieux:


"Wisteria Venusta" ou "Glycine soyeuse".
Au tout début du jardin, je visitais dans les livres toutes sortes de territoires, je rêvais de tout, je voulais tout.
Maintenant moins, je me recentre sur mes coups de foudre.
J'ai craqué pour la glycine blanche (repérée depuis 2006 au moins, pffff, je suis vraiment diesel, j'attends parfois 10 ans avant de passer à l'action, on peut dire que ça laisse le temps de maturer), je me rappelle d'un grand livre emprunté à la bibliothèque qui parlait d'un très célèbre jardin d'une grande passionnée d'outre-manche, Vita Sackville-West.
C'était du temps où je me préoccupais de comment créer un jardin blanc.
Sur un mur s'étalait voluptueusement cette glycine soyeuse. Paf, éblouie.
Voici une photo de ce jardin anglais, à Sissinghurst, dans le Kent :


Un plant en pot de 4l, d'une hauteur d'un mètre, formant déjà des grappes de boutons charnus est apparu début mai au jardin.
J'étais déjà très satisfaite de ce premier pas.

Mais voilà il y a eu une fête des plantes et un tour chez un pépiniériste.
Avec un ami qui a rempli son coffre de plants de tomates, les pieds bien plus sur terre, quoi.Pendant qu'il choisissait ses variétés, j'ai eu le temps de flâner.
Bing.
Devant moi une glycine du Japon, nommée Honbeni, à la floraison aux grandes grappes légères,roses et filiformes, (enfin sur la photo de l'étiquette) m'a absorbée, je l'ai senti absolument prête à accompagner les printemps du jardin.



La "Honbeni" trempant dans une bassine avant sa plantation.


Et mise en terre entre deux chênes pour qu'elle y grimpe, on verra comment....

Et de deux en moins de 15 jours, ça fait pas un peu rapproché?

mercredi 10 mai 2017

Rosiers Paul's Himalayan Musk et New Dawn


Ce mois de mai, deux rosiers grimpants ont été plantés avec le maximum de soins au zardin.
J'ai longtemps hésité devant le choix de rosiers lianes et autres grimpants.
Un géant, Paul's Himalayan Musk a été installé pas loin d'un mur et à l'aplomb d'un grand chêne.
J'imagine qu'il va falloir au moins trois printemps pour que celui ci se développe et montre son exubérance.Il peut monter envahir arbres et murs, escalader jusqu'à 10 mètres, oooh, dingue,..
L'ai reçu en racines nues, donc il n'en est pas là.
C'est parti.
Un autre, moins volumineux, "New Dawn" choisi parce qu'il fleurit de juin à octobre et qu'il est résistant. Arrivé en pot de 3 litres, un peu d'avance quoi.
Pourvu que les chevreuils ne dévorent pas les petits boutons déjà là....

Rosier "New Dawn"

Les débuts sont toujours modestes, je ne suis pas très experte dans le domaine des rosiers.
Des ratés il y en a eu, mais là je me relance.

dimanche 4 septembre 2016

Paysage


Avant que tout ne s'échappe?
Impossible....

Paysage parcouru à pied:


On a le temps de bien s'en imprégner.Il fait chaud, on rencontre des brebis, ça sent bon le foin.
N'allez pas croire que je randonne à tout va, seulement en bonne compagnie et à dose homéopathique.
Mon amour pour la colline ne cesse de croître.
Je ne cherche pas à aller voir ailleurs, ici c'est un lieu de grâce, de fantaisie et d'absolue liberté.

Le zardin avec mon attitude d'amatrice irréductible se façonne lentement.
Toujours rien de grandiose, pas de collection, pas d'aménagements intempestifs, juste admirer les végétaux qui y sont déjà et les "entretenir".
Zéro tondeuse, arrosage manuel le soir de temps en temps quand vraiment les feuilles de l'hortensia piquent du nez,...
Découvrir que vraiment le projet de jardin blanc, pff, ... je m'en fiche, et regretter de n'avoir pas choisi des agapanthes bleues plutôt que blanches.
Bon, il y a de la place ailleurs j'en accueillerai des bleues.
Un tour en Bretagne où il y en avait à profusion sur les rond-point, le bord de mer m'a convaincu.

Agapanthes bretonnes, août 2016
J'étais un peu jalouse de cette exubérance.


Mes quatre spécimens blancs sont vraiment discrets et ont la particularité de se courber et non de se tenir bien droits.Rien de grave, déjà, elles refleurissent chaque année.
Merci.

Les buis donnent une touche de jardin dessiné.
Hum.



dimanche 24 mai 2015

Aaah, la colline printanière, la zardinière ailleurs, très ailleurs.


Rosier Baron Girod de l'Ain


 Boutons de pivoines à venir.

Encore loin de la colline, (on ne peut pas être partout, je m'y résouds...),
rien ne me fait autant plaisir que de recevoir des nouvelles "imagées" du jardin qui se porte très bien à l'état sauvage.
D'accord il y a de l'herbe haute, il faudra y passer du temps pour redimensionner quelques exubérances et y redessiner les circulations élémentaires, mais ça ne me soucie pas du tout.
J'ai été épargnée d'un tempérament maniaque. Le désordre du jardin m'apparaît mais ne me semble en rien insurmontable.
La zardinière peut voyager, les massifs ne disparaissent pas, les vivaces se portent rudement bien.
Finalement le rosier Baron Girod de l'Ain se met à fleurir sans rechigner et les boutons de pivoines promettent des merveilles pour dans quelques temps.

Ah, j'aimerais y être cependant.
Le mois de mai, je ne change pas d'avis, ça reste mon favori.
Je reconnais cette rivière de petite fleurs blanches qui s'épand sans jamais sembler vouloir s'arrêter et escalade hardiment toute terre un tant soit peu vacante.J'en avais pris trois brins sur un talus d'un bord de jardin en me promenant il y a deux ans. La multiplication galopante de cette petite me fait rire.Elle assure sa fonction de remplissage entre les trous au-delà de toute espérance dans ce qui devait être le "jardin blanc".
Il n'y aura bientôt plus qu'elle, elle a soigneusement encerclé les buis.

La rivière qui déborde

En avril, j'ai été éblouie  par la découverte des jardins au Japon, à en avoir le souffle coupé.
J'attendais ce voyage depuis longtemps.
Plus de vingt ans.
Disons que cette année, je me suis dit "ça suffit d'imaginer", allons-y.
J'avais peur d'être déçue, de ne pas trouver cela "si" splendide.
D'avoir vu trop d'images avant.
De ne pas être touchée.
J'en suis encore ébahie.
Résultat j'ai plané pendant 15 jours après mon retour.
Et ce n'est pas fini, cela infuse.

J'en reparlerai dans un autre billet.

Là, tout de suite, alors que je dégouline dans un autre pays asiatique, sous 40 °, sans grâce jardinière particulière, hum, j'ai juste envie de courir voir les pivoines de mon jardin.
Et de respirer l'odeur des arbres. Des arbres bien exotiques pour ici,
chênes, châtaigniers, noisetiers, pruniers...
De marcher dans l'herbe mouillée du matin.

Petit figuier planté au début, 
qui me dépasse maintenant.



Merci à C. de  m'envoyer ses photos.

mercredi 26 novembre 2014

Ailleurs

Voulant voir de l'autre côté de la terre, me voici en Asie.
Je ne reconnais pas toujours les végétaux.
J'apprends.
Manguiers et bananiers, frangipaniers, jasmins, hibiscus exubérants, palmiers sculptent différemment l'horizon.
Les bougainvillers battent des records.

Les orchidées poussent dans de simples noix de coco, accrochées à des cintres remaniés pour faire office de suspensions.