lundi 19 avril 2010
Sourire
Oui, le coeur bondit de joie.
Oui, l'émerveillement est total.
Les pivoines mises en terre en février sont l'objet de tout ça.
Espérer être là, au bon moment pour me réjouir encore plus quand elles ouvriront leurs boutons de manière si éphémère.
samedi 6 mars 2010
En ville du vert

Mur végétal sur le parking Vallier,
Marseille 4ème.
Marseille 4ème.

Un clin d'oeil à Sophie
qui montrait il y a quelques temps
des murs végétaux.
Cette semaine, j'ai croisé des jardiniers qui installaient à la verticale,
(avec camion et grue) les plantes sur le mur d'un bâtiment neuf.
A Marseille, c'est encore assez inédit.
Même si c'est encore dégarni, l'idée du vert qui dégoulinera dans quelques mois me plaît bien.

Je vais suivre attentivement l'évolution.
Quelles plantes pour ce genre d'espace jardiné?

Des euphorbes, différents lierres et,
déjà assez élancées,
des plantes aux feuillages gris argenté qui se jetaient dans le vide.

Bien sûr tout le reste je n'ai pas su l'identifier,
j'aurais dû demander aux jardiniers mais hum, j'étais déjà bigrement en retard.
J'ai observé le substrat, les systèmes de tuyaux prévus pour hydrater, les accroches.

Sur le chemin du travail penser au végétal dans les villes,
à la résistance du vivant en milieu hostile.
Tout ceci se trouve à côté d'une des artères 6 voies, -ou même 8 voies selon les tronçons-
les plus polluées de la ville, le boulevard Françoise Duparc, appelé aussi le Sakakini.
L'enfer sur bitume.
dimanche 28 février 2010
Atterrissement de trois pivoines
Jeudi 18 février, après un coup de fil m'assurant que "vraiment il faisait beau" alors que la veille c'était tout le contraire, hop,
les trois pivoines sautaient dans la voiture traversaient la plaine de la Crau,
enfilaient une guirlande de villages cévenols, gravissaient le plateau du Larzac, rejoignaient le pays du Roquefort, et quelques virages encore, des descentes, des montées...
Franchir sur un pont hors d'âge le cours d'eau vert.
Les routes muent en chemins, les rochers familiers apparaissent.
Le coeur tout à fait battant de la conductrice voulant parvenir avant la nuit pour voir le zardin.
A 10 minutes près ce fut le cas.
Equipée d'une lampe, la zardinière a sauté dans tous les coins pour guetter si ça poussait, si c'était encore vivant, si beaucoup de nettoyage était à prévoir, si les vivaces tenaient le choc.
Si le gel n'avait pas occis quelques frileux.
Immédiatement, le simple fait de diriger le faisceau de lumière vers la terre,
ça allait très bien.
Faire du feu dans le petit poële, constater que les couvertures étaient quand même assez humides.
Bien manger en bonne compagnie.
(Avec ceux qui m'envoient de la neige en photos et des infos météos précises et tentatrices.
Coucou les amis!)
Le lendemain il a fait encore beau.
Beaucoup mieux que de gagner au loto.
(Tous les jardiniers, toutes les jardinières reconnaîtront ce dont je veux parler, quand on attend depuis des jours une météo favorable pour tel ou tel travaux.)
Alors vite j'ai pris les décisions d'atterrissage pour les trois belles en racines nues commandées chez Rivière, et les trois pivoines ça y est, ont plongé chacune dans leur trou.
Tadam, tadam.
J'ai veillé cette fois à ne pas trop les enterrer.
Ma mission accomplie, j'ai profité des rayons de soleil et observé tout le reste.
Et suis repartie.
8 heures de route en moins de 24 heures pour planter 3 pivoines.
Un bilan carbone désastreux.
Un bilan zardinier très joyeux.
jeudi 11 février 2010
Chou romanesco, jus de grenade et boisson aux fleurs d'hibiscus

Météo glaciale.
-6° à -8°.
Pour la colline qui m'attend.
Impossibilité technique d'aller zardiner.
Les pivoines devront patienter au frais: la terre est increusable, pfff...
Un petit redoux est prévu vers mardi ou mercredi.
On avisera.
Quelques flocons tombent finement, même ici,
oui, oui sur le vieux port.
Bon ça ne blanchit pas encore les toits.
Il n'y a plus personne dehors.
Le vent transperce de manière redoutable les épaisseurs.
Comme une promenade sur un chou romanesco,
l'esprit zardinier sautille d'une colline à une autre.
En ville j'ai comparé deux bouteilles identiques de jus de grenade.
Même marque, même composition, même contenance, exactement les mêmes couleurs de jus.
L'une à 5, 50, l'autre à 7, 90.

L'une avait le petit logo AB, bien vert.
Aaaah, bon.
Du jus, pas en bouteille, bien sucré,a giclé quand j'ai ouvert ma grenade turque provenant de chez l'arménien .
Plaf, plein d'éclaboussures sur les papiers et courriers à poster qui sont sur la même table.
Je n'avais pas encore lu les conseils de LOF.

Et puisqu'il gèle vraiment se réchauffer les doigts autour d'une tasse fumante
aux saveurs acidulées.
Encore un truc de l'épicerie arménienne:
les infusions aux fleurs d'hibiscus.
C'est beau, c'est bon, c'est chaud.
dimanche 7 février 2010
samedi 30 janvier 2010
On avance, on avance, on avance
La meilleure période pour planter le grenadier est février-mars.
S'en approcher, c'est déjà ça, non?
Janvier glacé s'achève, de rézolutions en rézolutions, des bonds ont été accomplis.
Plus que hâte de retrouver la colline.
J'y emmènerai:
-Les trois pivoines.
Tadam. Arrivées hier par la poste.
Louise Lossing, Marie Lemoine et Do Tell.
Tadam, tadam, tadam.
Même en racines nues, elles sont belles, ça sent la terre, raaah, un petit shoot.

Ne pas savoir qui est qui, ça m'arrive.
Pour les premières pivoines plantées, plus du tout d'indication.
Cette fois, je n'oublierai pas d'inscrire leur nom sur un caillou plat.
En attendant, relire les recommandations données par Rivière, the pépinièriste.
Je crains d'avoir enterré trop profondément les premières. Recouvrir de 2 ou 3 cms de terre, ça suffit.
Ce qui expliquerait peut-être pourquoi elles n'ont pas encore daigné fleurir,
sauf une, mais quand je n'y étais pas.
Ah, ah, ah.
La plante ne doit pas être étouffée par d'autres végétaux.
Ne surtout pas pailler, la pivoine déteste les excès d'humidité.
Apporter de l'humus chaque automne: fumier bien décomposé, corne broyée ou poudre d'os.
Rivière conseille d'aérer le sol après chaque pluie.
Voilà qui m'intéresse.
En automne et au printemps, là-bas, il peut pleuvoir tous les deux jours, voire deux ou trois fois par jour.
Je cite:
"C'est la partie la plus importante dans l'entretien des pivoines"
Pour satisfaire ce point vais-je demander un congé sans solde?
Mon prochain métier se dessine:
Aératrice de pivoines.
On avance, on avance.
J'y emmènerai aussi:
Un grenadier que j'espère trouver d'ici là.
Près de Sète, un détour s'impose pour visiter Mr Fillipi, celui du jardin-sec-et-beau, il cultive le grenadier Antalaya, à grains violets, utilisés en Turquie pour confectionner de spectaculaires jus de fruits. Wou.
Aussi les variétés Mollar de Elche et Provence.
Je penche pour Antalaya.
Un scion de deux ans serait idéal.
A côté de chez moi, se trouve une épicerie arménienne épatante. Qui reçoit des grenades provenant de Turquie. Enfin, cette semaine, il y en avait un cageot parterre, à côté d'oignons et de poivrons verts.
L'épicier m'a dit très animé :
"En Arménie , il y en a beaucoup, devant chaque maison aussi, ça apporte le bonheur, et il m'a montré, accrochés derrière la caisse, des colliers (que je n'aurais pas vu sinon, dans l'accumulation des choses) avec ...des petites grenades.
C'est un symbole* arménien, regardez!"
Son visage en était tout éclairé.
La grenade et
l'Arménie, ça m'a plu cette histoire.
Enfin dans la colline,
j'y ferai du repérage pour accueillir un Shoshoni.
Il lui faudrait un peu de frais.
Parfois les conseils des autres jardiniers aident à choisir, surtout leur expérience, et si l'on rajoute des images de leurs très beaux jardins : pour le Viburnum plicatum,... tadam, ça y est.
Suffit de quelques précisions, distillées avec art par
un pépinièriste passionné-nant, chapeau.
Trouver alors le plus beau point de vue.
De l'ombre mais pas trop.
Ameublir la terre, défricher.
Prévoir un diamètre honorable pour le laisser respirer dans 10 ans.
Le Shoshoni est une splendeur. Le Shasta aussi et Mariesii et... d'autres!
Pas d'image, tout dans la tête.
Tadam, y'a plus qu'à:
en réserver un bébé à qui sait en parler.
Il est trop fort ce Maurice.
And finally,
peut-être s'enquérir de crottin d'âne.
Le laisser se décomposer pour en avoir à disposition au bon moment.
On avance, on avance.
dimanche 24 janvier 2010
Un palais aux murs rouges et un cake vert
Strasbourg, fin 2009.
J'écoute un colloque de A jusqu'à Z, (enfin non, j'ai sauté quelques lettres)
dans un palais universitaire aux murs rouges.
Une ville pleine de cyclistes.
Et une boutique* où je déniche de la poudre verte:
Du thé vert, très volatile me dit la vendeuse.
Elle me demande aussi si je veux un petit fouet en bambou pour remuer quand on le déguste en boisson.
Non, c'est pour faire de la pâtisserie.
Je repars, hyper contente d'avoir enfin senti l'odeur et vu la couleur aussi pétard que le vert des euphorbes au printemps.
Cette année donc plus d'excuse pour ne pas tenter de recettes aux pâtes vertes.
(Depuis deux ans je contemple une très jolie petite boîte sans avoir jamais osé l'ouvrir.

La petite boîte* reçue par la poste
jamais ouverte malgré mon envie de connaître le goût.
Là, je n'ai toujours pas ouvert, mais je me lance avec ma trouvaille strasbourgeoise. Décidément 2010...)jamais ouverte malgré mon envie de connaître le goût.
J'ai d'abord eu envie d'un cake au thé matcha avec de la poudre d'amandes et des blancs d'oeufs battus en neige.
Ensuite il y a peu, un cake lamba au fond de pêches un peu caramélisées et toc, j'ai rajouté deux cuillères à café de poudre verte.
La couleur a disparu à la cuisson pour ce deuxième cake, alors que le premier était bien, bien vert.
Dommage, on l'a mangé sans le photographier.
Côté goût, ça me rappelle un peu le foin et, rien à voir, des odeurs d'algues. Et d'autres choses encore mais je n'arrive pas à être assez précise pour les définir.
D'autres essais sont prévus.
Cake au thé matcha
(pour un petit moule à cake)
Ingrédients:
-125g de farine
-1 cuillère à café de levure
-2 cuillères à café de thé matcha
-2 oeufs
-100g de sucre glace
-50g de poudre d'amande
-100g de beurre salé
Préchauffer le four à 180°.
Mélanger la farine, la levure et la poudre verte dans un bol.
Dans un autre bol, battre les jaunes d'oeufs avec le sucre et la poudre d'amande.
Ajouter le beurre fondu.
Puis les blancs battus en neige avec une pincée de sel.
Mélanger tout délicatement.
Verser dans le moule et cuire 30 à 40 minutes.
"Le thé des Muses"
Merci à l'Est à Mademoiselle Beau à la Louche pour cette adresse strasbourgeoise.
Merci à l'Ouest à
Patoumi, merci, merci, la petite boîte conserve tout son mystère...
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