dimanche 22 mars 2009

Le jour où la colline...


Ce vendredi là il faisait très doux.
Mais avec du vent.
Quelqu'un du coin avait allumé plusieurs points de feu pour débroussailler.
La colline d'en face a flambé.
Longtemps dans la nuit j'ai regardé les foyers.
Des pierres éclataient, on entendait des craquements impressionnants et des bruits de chute d'arbres.

samedi 21 mars 2009

Ecart


Fin février, début mars, le coin "blanc" s'est vu attribuer quelques touffettes de buis, j'en ai déjà parlé.


Je cherche à présent d'autres spécimens pour varier les feuillages persistants.
En hiver le Lupin blanc, le Gypsophille, les Agapanthes, la Clochette d'Irlande, le Coeur de Marie disparaissent.
Un peu vide donc.
Quand même.
Voir la terre moi ça me rassure.
J'aime bien nettoyer des petits coins, regarder ce qui se passe en dessous.
Là il faudrait que les Agapanthes se développent et imaginer leurs tiges fières me permet d'attendre.
Une amie m'a dit que le Lupin allait sans doute beaucoup s'étaler.
Que j'avais peut-être pas prévu assez de place.
.....???

Dans les jardins livresques photographiés, on y voit surtout des plates bandes opulentes, des combinaisons toujours très heureuses, des floraisons assurées sur plusieurs saisons. Du vert partout.
C'est trop.

Heu, y a jamais de la terre
avec juste des touffettes comme au zardin?

Oranger du Mexique planté en 2008,
Lupin , Buis
de cette année.

dimanche 8 mars 2009

Helleborus foetidus

Helleborus foetidus ,
fin fevrier 2009


Elle était là depuis le début, au pied du mur cette drôle de plante avec son feuillage persistant toute l'année.
La prenant pour une euphorbe, je lui trouvais une élégance certaine dans la disposition ordonnée de ses feuilles vert foncé.
Son inflorescence vert pâle m'a intrigué.

En posant la question sur un forum, sa véritable identité m'a été révélé:
il s'agit d'une "hellebore fétide".
Helleborus foetidus.
Ce malheureux adjectif indique donc que cette toute belle a quelques ratés au niveau du sens olfactif.
Je ne m'en suis pas encore aperçue, j'irai sniffer avec prudence.
Et pour finir, j'apprends que toute les parties de cette Hellebore sont toxiques.
C'est sûr elle garde sa majesté, mais je ne la vois plus pareil.

samedi 7 mars 2009

Perce-neige et autres pointages de nez


Perce-neige à fleur simple,
bulbes mis en terre fin octobre 2008.

Hourra!
Les touts premiers perce-neige de ma vie...

-Il n'est jamais trop tard pour expérimenter toutes sortes de "première fois"-

Même avec leur taille minuscule (3cms de haut, pas plus), ça m'a drôlement réchauffé le coeur.
D'année en année ça va s'étoffer au pied du seringat.
Youpi, youpi, euréka, la, la!!!

Lors de mon récent passage
-5 journées doucement ensoleillées-,
aaah, que des bonnes surprises:
il semble que les bulbes d'alliums (5 "giganteum" et 10 "purple sensation")
pointent tous leur nez aux différents endroits où je les avais posé cet automne...


Nez d'alliums "purple sensation",
fin février 2009
J'ai hâte d'en être à la première floraison.

vendredi 6 mars 2009

Dix petits buis


De minuscules touffettes se sont installées à divers endroits des terrasses.
En hiver, là-bas, c'est couleur caramel ou gris minéral.
Les seuls feuillages persistants jusqu'à présent sont le romarin, la santoline et les armoises.
Le jardin se révèle, il paraît grand, reposé, quasi propre, juste des feuilles jonchant le sol, pas de hautes herbes folles comme au printemps.
Pour structurer quelques coins, dix petits buis que j'aimerais tailler en boules quand ils se seront étoffés.(Dans looongtemps j'imagine...)
Leurs feuilles d'un si joli ovale et ce vert, miam, comment s'en passer?
De quoi réveiller les trop grandes harmonies de gris-argent-brun-caramel-qui dominent de novembre à mars.
J'ai déjà essuyé une légère moquerie à ce propos:
Tu veux faire un jardin à la Française?
Meuuh, non!!
Pfff...
N'empêche dix petits buis,
sûr que le zardin va en être tout retourné.
En toute saison.

mercredi 18 février 2009

Intérieur



Tout est à l'intérieur.
Vous connaissez cet album "Toujours rien?" de C. Voltz?
Ben, je suis comme le héros de cette histoire.
L'impression de passer ma vie à attendre.
Mais pour les semis, hum, il y a plus d'excitation, plus de promesses tenues que pour d'autres choses.
Comment dire?
C'est long, peu pratique en appartement.
(On manque déjà de place, les tables, les étagères, les bureaux -et aussi dessous- sont depuis longtemps en surcharge pondérale, alors quelle idée de saturer l'espace encore un peu plus???
L'accès aux fenêtres va se corser.)


Mais voilà, c'est inexplicable, j'ai envie, point.
Et je ne me lasse pas de contempler des sachets de graines arrivés par la poste.
De toutes sortes:
des pointues, des rondes, des ovales, des blanches, des noires, des marrons, des in-vi-si-bles- et des grosses dondons, des bizarres à "ailettes" qu'on pourrait confondre avec des...poux?
Des toutes plates,un peu beiges.

L'invasion de notre intérieur a donc débuté par:
Les oeillets chabaud blancs.
Pour le semis que l'on peut pratiquer de fin janvier à fin avril, il faut un terreau bien drainant et les couvrir d'une très fine couche de celui-ci car la lumière facilite la germination.
Ceux-ci fleuriront en été: "très parfumés, fleur géante double";
"rustiques jusqu'à -20°", trop fort.
Mais je ne comprends pas tout: annuelles / vivaces /ou bisannuelles?
La description incluait les trois termes.
De quoi me laisser perplexe quelques temps.
On verra.
Si ces graines arrivent à germer, les plants seront mis en place au coin blanc, après "tout risque de gelée".
(C'est rustique mais ça craint les gelées. Le monde m'est plus qu' étrange parfois.)

Pour la suite des semis il y aura l'aventure
des Pavots blancs de Perse, des mêmes pavots de Perse mais "bleu", d'autres pavots aux fleurs géantes doubles, qui ressemblent à des fleurs de pivoines, aaah, je défaille.
Et encore des Ancolies.

Ces fleurs aux feuillages si léger qui se ressèment ensuite toutes seules.
J'en ai pris plusieurs variétés, toutes "à semer directement en terre de fin mars à fin août".
Je me demande si je dois faire des semis en intérieur pour avoir plus de chance qu'elles survivent.
Au zardin, il y a beaucoup de plantes vigoureuses qui sont là naturellement.
Quand je nettoie un coin de terre, plein de graines de "mauvaises herbes" y sont déjà, prêtes à démarrer au premier soleil et à la première averse.
Comment les petites nouvelles peuvent pousser alors?
Si quelqu'un a des idées heureuses à partager, je suis preneuse;
(Sans doute je me pose trop de questions et pas forcément les bonnes!)

Et des Baptisia Australis.
(Ce sont des vivaces fleurissant bleu indigo de mai à juillet au feuillage vert pâle, haute jusqu'à 1m50, question rusticité, le thermomètre peut descendre jusqu'à -30°, heu, ça ira, non?)
J'en ai deux sachets de 8 graines, mais là je n'ose pas me lancer car les indications me paraissent aberrantes:
"Faire tremper les graines 5 secondes dans l'eau bouillante",
" puis 24heures dans l'eau tiède".
"Puis semis en place à partir de fin avril".

Avant de commettre l'irréparable: ébouillanter des graines, aaaah, il me faut des avis ou trouver moi-même des renseignements...
L'eau tiède -ça je connaissais- mais la première phase m'inquiète bigrement.
(Comme j'y vais, oui, je prends ça très à coeur.)

Jardinier(ère)s de passage, toutes expériences de semis d'ancolies -d'abord dedans ou direct dehors?-, de baptisia australis-eau bouillante?- seront archi bienvenues...

samedi 24 janvier 2009

Ceci est un chêne

Ceci est un chêne.
Un petit chêne ressemblant à bien d'autres.
Au zardin, on ne les compte plus, il y en a plein.
Celui-ci a un tronc d'un diamètre d'une quinzaine de centimètres, des branches menues, et en octobre il gardait encore des feuilles bien vertes et d'autres couleur caramel.
Il se trouve sur la troisième "faysse" proche du coin blanc.
Ce qu'il ne sait pas encore ce petit chêne, c'est qu'il va jouer un grand rôle.
Etre escaladé de roses.
C'est lui que j'ai choisi.
D'un côté des blanches et de l'autre, ah, ah, il faudra patienter quelques années...???

Au printemps dernier, un rosier de Banks, -à fleurs blanches en pompons,... rien ne me le prouve à ce jour - mesurant 20 cm à peine, a été installé derrière .
Le rosier n'a pas beaucoup grandi.
Il faut quelques saisons, je le sais.
Mais ce n'est pas de lui dont je veux vous parler.
Ayant visité virtuellement des jardins, quelques blogs, des forums, des pépinieristes, les désirs de rosiers se précisent.
Avant, à vrai dire, je n'étais pas fana de roses.
Je trouvais ça "normal" qu'une rose sente bon, qu'elle fleurisse en rose, blanc, rouge ou crème peu m'importait. En gros, je les considérais distraitement.
Les trouvais belles mais ne les aimais pas encore.
Les roses anciennes, ah, oui...Elles m'ont un peu plus intéressé.

Alors tout doucement, presque à mon insu, j'ai retenu des noms.
Souvent, pour les rosiers, il faut bien le reconnaître ceux-ci font plutôt "tarte à la crème".
Des noms d'épouse. "Madame Alfred Carrière, Madame Isaac Péreire"....
Ou d'autres plus kitschs, qui transpirent l'immodestie, un truc qui me dérange.
Donc pour "Ghislaine de Féligonde", j'ai trouvé ça tarte aussi.
De Féligonde...
Quasi Cunégonde...
En juin 2008, je vous avais fait part d'une image vue en mai sur un autre blog jardinier:
Des rosiers escaladeurs.
Pour se projeter en mai, c'est ici: au" jardin ludique".
Celle qui a ma préférence c'est la première photo.


En septembre 2008, cette image de rosier grimpant ne me quittait pas.

Alors, dans un catalogue j'ai trouvé la dite Cunégonde, ainsi présentée:
"Rose ancienne année 1916. Fleurs groupées, doubles, en forme de pompon. Bouquets parfumés de corolles jaune saumoné, s'éclaircissant à l'épanouissement. S'utilise en arbuste ou en grimpant. Rosier très florifère et très remontant, à feuillage sain vert brillant. Hauteur possible 2m50."

(Autant vous le dire, la photo était atroce, on aurait dit que les fleurs étaient ou jaune souffre ou bien rose dégueu... Un vrai gâchis.)
En vrai, c'est pas du tout ça.

Fin octobre 2008,
le pied de Ghislaine est arrivé au zardin.
Mis à proximité du chêne qui fera son tuteur pour quand elle aura envie de grimper.
J'ai bien aimé mettre du compost et faire son trou alors qu'il neigeait.